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    June 25

    When you go down, when you go down down…

     

     

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    Oui, je sais, ça fait une éternité que je n’ai pas mis à jour ce blog. Il ya plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, comme le dit JAG, la Flemme. J’ai vraiment la flemme moi aussi, c’est l’été, il fait beau. Il y a aussi le manque d’inspiration. Ce n’est pas forcément qu’il ne se passe rien dans ma vie mais c’est que je n’ai pas spécialement envie de les raconter. Et quand on relis mes derniers articles, je passe vraiment pour un dépressif chronique, alors j’ai attendu d’aller un peu mieux pour mettre à jour tout cela.

    Et quoi de mieux écrire devant sa piscine, en maillot, au soleil ? RIEN !

     

    Je ne sais plus ou j’en étais arrêté… Sans doute à un moment où, à la rue, des amis (dignes de ce nom), m’ont tendu la main, m’évitant un retour forcé. J’ai ensuite trouvé une colocation d’urgence à Longperrier, près de Dammartin-En-Goële… Vous aussi, vous trouvez que ca sonne bon la province ? Effectivement, j’ai beau être à 10km de l’aéroport Charles de Gaulle, je n’en reste pas moins à … 3km du département de l’Aisne, Picardie… Le but de départ étant de m’installer sur Paris, c’est assez raté, je m’en éloigne je vais finir par être plus proche de Valenciennes…

    J’ai donc, décroché un travail au Relay dans l’aéroport. C’est d’abord un CDD de remplacement de départ en vacances, mais le 13 juillet, un des titulaire s’en va et le patron me garde pour le remplacer. Si ma vie était matérialisée par un homme qui tombe du ciel, récupérer ce boulot c’est comme se rattraper à une branche avant de percuter l sol de l’échec total. Avec difficulté, mon installation sur Paris est maintenant en voie d’être réussie.

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    Alors certes, et comme à mon habitude, qui dit urgence dit précarité, et moi dans le genre “précarité du logement”, depuis que j’ai quitté ce que modestement j’appellerai le “C103” à Valenciennes, je n’ai vécu que dans des endroit assez… précaires. Alors évidemment placé aussi proche de l’aéroport (nous l’appellerons Cédégé) dans un petit village fort fleuri et parfait pour ceux qui aiment vivre en franche comté, le problème était l’intérieur. Toufik le locataire qui m’hébergeait me laissait dans un élan de générosité les tâches du ménage (et Dieu sait que je suis quand même quelqu’un qui aime vivre dans la propreté, même si c’est bordelique, tant que c’est propre tout va bien madame la marquise !). Le soucis était aussi que la maison, de conception fort bizarre, n’avait pas de porte, sauf pour la salle de bain et les toilettes. En fait, au rez-de-chaussée, on aura la pièce de vie, 1er étage : salle de bain et sa chambre, et sous les combles, ma chambre. Voilà, un pièce par étage. C’est fort ingénieux, je trouve le concept intéressant, mais uniquement lorsqu’on vit tout seul, parce moi faisant des horaire décalés, c’est un peu compliqué de s’endormir sans rien qui ne coupe le bruit de la télé…

    Je suis resté là de la mi-mai au 28 juin.
    Cette période fut pauvre en évènement. Le premier mois, je suis resté chez moi sans sortir. Pas d’argent, assez triste du coup qu’on m’a fait, je n’avais envie de ne voir personne. Je me contentais de travailler, et surtout de combattre cette horrible nostalgie qui s’installe depuis mon retour d’Angleterre, nostalgie qui fait que je considère ma période Valenciennes comme l’âge d’or de ma vie… Je vis avec l’étonnant paradoxe de penser que Valenciennes a fait de moi un homme heureux mais y retourner est impossible je sais qu’on se ressuscite pas le passé comme cela, rien ne sera comme avant. De toute façon, avec le temps, tous les souvenirs sont bons, et j’idéalise peut être cette période. Il suffit de relire
    www.humeurdaaron.cielblog.com pour voir que nous na pas été rose là-bas.

    Relay est un tremplin merveilleux pour devenir stewart. Bon le boulot n’est pas en soi si merveilleux. Bonjour, tu bipes le code barre, ça fera 13€70, merci, bonne journée au revoir. A peu près 300 fois par jour. Cela surtout à démontrer ma motivation à tout faire pour entrer en compagnie, quitte à quitter mon suudeuh natal. Enfin, je me persuade de cela… Car mis à part les sélections EasyJet, que j’ai comme un con raté (Vous ne pouvez pas savoir comme je men veux !), il ne se passe pas grand chose pour moi dans le monde de l’aérien… J’ai beau “brancher” chaque PNC qui vient  à ma caisse (tout l’aéroport doit savoir que le petit jeune caissier au Relay T2F veut faire PNC LOL), je n’ai pas de nouvelles de compagnies, alors que certain de ma promo à l’ESMA commencent à être recrutés…

    Le 28 juin, il n’y a plus personne à remplacer. Je me retrouve au chômage technique… Mon patron a peut être une soirée par semaine à me faire travailler… Autant dire rien.

    Alors, je me suis organisé mes propres vacances ! Je lui ai demandé de terminer mon CDD et de me prendre en CDI le 13 juillet. Cela me fait grosso-modo 2 semaines. Il se trouve que je change d’appartement, je me rapproche de Paris et ça commence le 12 juillet (l’objet d’un prochain article). Me voilà donc dans le Sud, à taper cet article en face de ma piscine en maillot, ce sans payer de loyer sur Paris, et, fin de CDD oblige, à toucher les assedics pour la période chômée… Franchement, elle n’est pas belle la vie ?

    C’est ainsi donc, dans le Sud, prenant soin de Muchacho (FeuVert Bagnols sur Cèze powaaaaa !) et de moi même (Nivea Sun powaaaaa !), j’en profite pour voir tout le monde, et chercher mes derniers cartons laissés dans le Sud.

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    Autant en profiter, car, nouveau venu dans le Relay, je ne suis pas prêt à avoir de nouveau des vacances… Et au fait, d’ailleurs, nouvel an 2010, on le fait à Paris ?

     

    [AaronMessiaH]

    May 04

    I’m Taking back my love…

     

    Il n’y a qu’une seule explication possible. Je n’en vois pas d’autre. Je ne sais pas si Dieu existe sur terre, si le concept de “destinée” n’est qu’un truc débile pour donner confiance à des imbéciles, mais j’avoue que là, ma vie comme je la vis dépasse très largement les limites de l’entendement. Quelqu’un là-haut rend ma vie invivable, tout cela pour que j’en raconte toujours plus ici. Je ne vois pas d’autre explication.

    J’imagine tout ceux avec qui je n’ai plus contact aujourd’hui, tout ceux qui ont connu ce blog, qui ont fait l’objet d’un article qu’on qualifiera d’acrimonique, puis qui ont disparu de la surface de ma misérable existence. Liahd, Yann et d’autres sans doute. Tout autant de gens que je suis convaincu qu’ils passent de temps en temps relever les mises à jour de cet espèce de ramassis de connerie pixelisé. Eh bien pour eux, je vais encore leur donner l’occasion de jubiler quant à la tournure qu’a pris mon séjour à Paris. Riez, mes amis, riez, ce qui suit n’est que pour vous un peu plus de pain béni. A cet article je vous présente votre nouveau camarade.

     

    Ouh on sent le bon viel article humeuristique qui sort de bien profond là-dedans.

    Alors, comment commencer cet article de manière à comprendre comment une situation telle que je la vis un jour peut être tout à fait différente le lendemain ?

    J’ai bien une phrase amorce, mais il va falloir que vous attachiez vos ceintures… C’est bon ?

     

    Tout simplement : je vous écris aujourd’hui de chez Maxime, Paris 18°, Maxime, qui m’a hébergé au mois de Novembre.

     

    Et là tous autant que nous sommes, on a une seule question : Mais bordel qu’est-ce qui s’est passé ?

     

    Je n’ai jamais imaginé qu’on puisse avoir les trippes (car à ce point-là il faut des trippes je pense), de vouloir, et pouvoir surtout, rouler autant les gens dans la merde. C’est pas possible.

    Je vivais avec Steven, chez lui et sa soeur, depuis le début. Il s’agissait de savoir si la colocation était possible ici. J’ai eu tout le mois de mai pour y réfléchir. C’est ce que sa soeur m’a proposé à mon arrivée et que j’ai accepté. Puis avec Steven on a commencé à vivre quelque chose ensemble. On vivait une vraie relation de petit couple modèle, je te fais ta popote tu me fais ma lessive, une relation qui nous plaisait.
    Puis je suis parti 10 jours, à Arras et Avignon, comme vous le savez, pour rentrer dimanche dernier à Montreuil, avec ma voiture.

    Je suis arrivé à Montreuil vers 18h, stationné en bas de la rue, la première chose que j’ai faite c’est appeler Steven.
    "T’es ou chouchou?
    Dans l’ascenseur.
    Tu montes ou tu descends?
    Je descends.
    Je suis arrivé je suis en bas tu viens ?”

    Et il est venu. Une minute trente. Cela faisait dix jours qu’on ne s’était pas vu et tout ce qu’il a trouvé à dire c’est :
    ”Je ne t’attendais pas si tôt, là je dois te laisser je vais à Paris j’ai oublié mon sac hier chez un ami je dois aller le chercher, je rentre pas tard”.

    Effectivement il n’est pas rentré tard. Il rentré avec l’avant dernier bus du soir. Ce n’est pas tard. Ô grand Dieu non ! Tard, c’est le dernier bus. J’aurais dû me douter.

    Bref je sors les cartons de la voiture et je l’ai attendu jusque minuit, avec toute la fatigue accumulée, et sachant que le lendemain je devais me leverà 4h pour être à Roissy à 6.

    Ce qu’il faut savoir avec Steven, c’est qu’il entretien avec sa soeur une relation fusionnelle, le genre de relation qui vous pousse à vous enfermer 2h dans une pièce de la maison, à 2, à chuchoter son point de vue sur des choses (moi j’appelle ca comploter). Et c’est arrivé plus d’une fois. Impossible de savoir de quoi ils parlaient.

    Jeudi dernier, est venu le verdict. Après une réunion colocataire, j’ai été accepté à la maison. La maison appartenant à un ami de leur famille, j’ai été soumis à des règles assez bizarres du genre “pas d’amis à la maison”, “obligation d’accepter que la famille des 2 zigotos puisse venir sans qu’on ne pusse rien dire”, et d’autres choses assez bizarres du genre payer un loyer assez démesuré pour vivre à 2 dans une chambre avec steven, dormir par terre, ne pas avoir d’intimité ni d’endroit pour ouvrir ses cartons. En gros avoir un hébergement, mais payant. Faute de mieux, j’ai accepté, dans la situation dans laquelle je suis, je n’ai pas trop le choix.

    Puis le lendemain soir vendredi, vers 19h30, ils sont partis chercher un KFC à 2. Ils en aurait pour 30 minutes, il est au bout de l’avenue. Une demie heure plus tard donc, ils sont revenus. Il était donc 23h.
    Mais bon Dieu comment c’est possible de partir si proche si longtemps ? J’étais très inquiet et j’ai tenté de joindre Steven sur son portable des milliers de fois. Portable éteint. Autant dire que quand il est rentré, il s’est pris toute mon angoisse sur le coin de l’oeil. Il m’a bredouillé qu’ils s’étaient trompé de bus.

    Ce fut l’occasion ensuite de discuter tranquillement avec Steven, à propos de tout ce qui n’allait pas : on ne peut jamais lui faire confiance, quand il dit qu’il rentre tot, il rentre tard, des fois il ne rentre même pas, quand on fait un ciné, ca se transforme en ciné-restau-on dort chez un pote car ya plus de métro etc. Je lui ai expliqué mon point de vue calmement…

    … Jusqu’au moment où sa soeur qui n’a du tout suivi la conversation (normelement), m’a interpelé pour que je discute avec elle. Je lui ai dit que je n’avais pas fini de discuter avec Steven et que j’arriverai plus tard. Mais comme sa soeur est une grosse vieille fille de 27 ans à tendance tyranique, elle est revenue 10 minutes plus tard en interpelant Steven, loque de base, qui s’exécute promptement.

    Après une heure de discution (chuchotement dans pièce close à 2, je vous le rappelle), il revient, l’air sonné.

    J’ai 2 semaines pour trouver une autre colocation et me barrer.

    Je suis sous le choc. Je ne peux absolument pas expliquer un tel retournement de situation.

    Une heure plus tard, sa soeur, dans le genre j’assoie ma tyranie par ton humiliation, insiste pour me parler.
    ”Je vous ai demandé plusieurs fois si vous étiez ensemble, vous m’avez dit que non (c’était la version officielle), or je vois dans tes yeux fabien que tu tiens à Steven, lui non, il m’a dit qu’il n’était pas amoureux de toi (encore heureux), alors moi je décide, puisque après un mois vous n’êtes pas amoureux, tu pars.”

    Le reste de la conversation a très mal tourné, jusqu’à ce qu’à un moment elle sorte “il part demain ou j’appelle les flics”. Il n’y a pas à tortiller, c’est ma dernière nuit ici je ne peux pas rester les 2 semaines.

     

    Il y a deux explications possibles à cette situation.

    Soit la soeur de Steven est vraiment aussi tyranique que je le pense. Elle peut donc se permettre de s’immisser dans les relations sentimentales de son frère et décider pour lui de ce qui est bon pour lui ou pas. Vu la loque mentale qu’est steven, c’est fort possible. Elle a décidé que je n’étais pas le gendre idéal et sait très bien que vu nos horaires de travail à Steven et à Moi, une relation n’est pas concevable si on ne vit pas ensemble, on ne se verrait jamais.

    Soit, encore plus probable, tout s’est passé dans leurs innombrables complotages, dont celui qui les a poussé à transformer une demie heure de KFC en 3h30 de bavardages (ils n’ont même pas ramené de KFC à la maison !) et Steven a tout simplement demandé à sa soeur  d’être la méchante et de me mettre à la porte. Machiavélique à souhait… Je ne suis pas une souris et je n’ai eu accès à ce qu’ils complotaient que par bribes, quand je tendais fort l’oreille contre le mur. Mais cela explique tout aussi bien la distance qu’il a mis depuis que je suis parti 10 jours à Arras et Avignon que son manque d’énergie à me défendre lors de la dispute. Loque jusqu’au bout, jusqu’à ne pas prendre ses responsabilités en m’annonçant qu’il vaudrait mieux que je trouve ailleurs.

    Quoi qu’il en soit, dans l’un ou l’autre des cas. Je me retrouve dehors, avec cette horrible envie de vomir. Le pire, c’est que la veille, j’ai accepté leur promesse de colocation. C’est incompréhensible.

    Le lendemain, samedi, je tente par tous les moyens de trouver une solution. Jean-Victor aurait dû m’héberger depuis le début, mais ce week-end de premier mai, il est en Tunisie. C’était mon plan B, il n’y en a pas d’autre.

    Je repense au passé. Je prend mon portable, j’ai un sms à envoyer. Destinataire : Maxime. Contenu : “Et tu vois, l’ironie du sort, c’est que aujourd’hui, je me retrouve mis à la porte du logement que j’avais trouvé à Montreuil… c’est à se demander si ce n’est pas moi, le problème dans tout cela…”

    Il y a des amitiés qui survivent à tout et d’autres non.

    Maxime m’appelle : “Je finis à 15h, rendez-vous à 15h30 à la maison, tu sais ou tu dors ce soir”.

    Il était encore tôt en ce samedi matin, et j’avais du temps devant moi. J’ai rassemblé mes affaires dans la chambre, prêt à être chargé. J’ai tout laissé là, et je suis parti sur Paris. J’ai vu Charly, l’ami qui m’a présenté Steven d’ailleurs. On a discuté puis j’ai vu Maxime. J’ai fondu en larme sur leurs épaules. Comment c’est possible de mettre autant les gens dans la merde ? C’est pas compliqué, quand on est capable de n’avoir aucun scrupule à faire attendre les gens tard le soir malgrè qu’ils commencent tôt le lendemain, on peut sans scrupule agir de la sorte.

    Le lendemain, je suis revenu à l’appartement à 13h. Tout le monde dormait, ou du moins faisait semblant, histoire d’éviter les problèmes. J’ai chargé Muchacho de mes cartons. Steven dormait malgrè que j’étais en train de déménager dans sa chambre (quand même !). Il s’est réveillé à la toute fin, quand j’étais en train de vérifier ne rien avoir oublié dans le lit. Il n’a rien dit, il ma juste regardé. Je suis parti. Dur de penser qu’il est aussi ictime de sa soeur dansl’histoire, car depuis que je suis parti, je n’ai aucune nouvelle de lui…

    Muchacho dort, chargé de toute ma vie matérielle, dans une rue d’une cité de Montreuil depuis. Je ne peux pas la faire venir sur Paris, il n’y a pas de stationnement pour lui. Autant vous dire que je ne suis pas rassuré. Je passe le week end chez Maxime dans le 18°,  pars chercher ma voiture pour aller à Roissy demain, et reviens à Vincennes chez Jean-Victor ensuite pour pouvoir être à Roissy à 6h le lendemain et garer ma voiture chez lui.

    Je n’ai pas un rond, pas de logement, un CDD de un mois, je suis à Paris.

    Moi je dis, Paris, quand ca ne veut pas, ca ne veut pas.

    A bientôt Avignon.

     

    [AaronMessiaH]

    April 24

    “Prend gare de lyon ne te trompe pas de voie…”

     

    Avouez que laisser autant de temps sans nouvelles après un article qui parle de mon suicide peut faire peur. D’ailleurs, je remercie tout ceux qui sont venus m’en parler.

    Je ne sais pas, pour moi, TGV doit rimer avec EPounet. Ici, je suis dans celui qui me ramène à Paris, où je vis aujourd’hui. Mais il n’est pas au départ d’Avignon comme on aurait pu le croire… Je quitte Arras, où j’ai passé 4 jours magnifiques avec Cédric, un vieil ex du temp où j’étais à Valenciennes, et dont j’ai évoqué maintes fois l’existence dans mes blogs.

    Il va être un peu long et compliqué d’expliquer comment je me retrouve aujourd’hui dans ce TGV, la faute au temps que j’ai laissé couler entre ces 2 articles. Je n’aurais pas assez des 50 minutes de trajet pour tout expliquer, je continuerai sans doute après demain, dans le TGV qui me conduira en Avignon pour quelques jours.

    J’avoue, j’ai cédé, j’ai repris un style de vie que j’avais plus ou moins perdu.

    Le 28 mars dernier, après avoir réussi à remonter la pente du gouffre financier atteint en décembre suite à ma fuite de Paris, je me devais de retenter ma chance dans la Ville Lumière. Fafou est plutôt dans le genre têtu, quand il a une idée en tête il ne l’a pas ailleurs…

    Il serait bête de ne pas apprendre des erreurs du passé, et là, je m’y suis pris radicalement différemment.

    Tout d’abord, je n’ai pas pris de billet retour, mais c’était tout comme. Cette fois-ci, mon séjour serait à durée déterminée, avec un hébergement de 2 semaines maxi.
    Ensuite, je n’ai pas mis mes oeufs dans le même panier. Grâce aux rencontres que j’ai faites sur Paris en novembre, j’ai eu plusieurs propositions d’hébergement. Si cela commençait à sentir le roussi chez l’un, je pouvais à tout moment partir chez l’autre. J’avoue avoir vraiment apprécié une telle démarche d’hospitalité, la main tendue à un mec qui veut réaliser ses rêves.

    Ch’est Charly qui devait m’héberger, mais finalement un ami à lui, Steven, disposant d’un plus grand appartement à Montreuil, m’a hébergé dès le premier jour.

    steven

    J’avais 2 semaines pour trouver du boulot. J’ai postulé partout : bus d’excursions touristiques, péniches sur la Seine, sites touristiques en tout genre. Chaque lettre de motivation, écrite à la main, de ma plus belle écriture, un boulot monstre.

    Pour aucune réponse évidemment.

    Steven et ses colocataires se sont entendus pour me garder à titre gratuit jusqu’au 1er mai.Cela me donnait facilement un mois pour trouver du travail.

    A la mi-Avril, armé de mes CV et lettres de motivation préfaites, j’ai fait mon petit tour à l’aéroport Charles de Gaulle. On ne va pas parler du sentiment horrible que l’on ressent lorsqu’on passe dans le Terminal 2E et 2F et qu’on voit tous ces stewarts et hôtesses de l’air AF qui se baladent, alors que ce rêve m’est encore inacessible. Je voulais travailler à CDG juste pour travailler dans un aéroport. Restaurants, Relay, magasins en tout genre, j’ai postulé partout.

    Mais ici s’arrête mon conte, car déjà mon TGV arrive à Paris.

     

    ***

     

    Ouh réveil difficile à 3h45 pour aller à Gare de Lyon. En plus j’ai failli me faire tirer mon PC portable, j’adore… Bref je continue mon histoire.

     

    Je vis donc chez Steven, à Montreuil, au dernier étage d’une grande tour avec sa soeur Salvina et un ami à elle, Medhi, de Marseille, qui souhaite devenir stewart lui aussi. Nous somms 4 pour un 3 chambres, je dors donc avec Steven. Entre nous s’est installé une drôle de relation au fil des semaines. On est devenu un vrai couple en ménage sans en être un. Je le refuse. On ne peut pas sortir avec son colocataire. Une issue tragique à cette relation entrainerait la fin d’une colocation, et même si j’ai des plans B, cet échec serait regrettable.
    On dort ensemble, je lui fais son linge, il me fait sa popote, on s’engueule des fois, tout va bien.

    Je ne pensais pas qu’il fallait attendre autant de temps pour obtenir des réponses de la part d’employeurs. Mais à force de perséverance, j’ai réussi à avoir du travail sur Paris. Et comme toujours dans ces cas là, on a plusieurs réponses le même jour. Affolant.

     

    J’ai été contacté par 2 entreprises. La première est un Relay situé au Hall Arrivées du Terminal 2F de Roissy CDG. Il s’agit d’un CDD de 1 mois (mai), pouvant se transformer en CDI au 1er juillet (pas de travail en juin). Un peu précaire et incertain, mais situé à CDG. L’autres est un CDD de ( mois d’agent d’acceuil dans une entreprise de péniches sur la Seine. J’ai eu un entretien pour les deux. Après une réflexion cornélienne, j’ai fait mon choix, et j’ai pris un risque.

    J’ai pris le CDD de un mois avec possibilité de CDI, à Relay, à Roissy.

    HPIM2028

    Après un jour d’essai, je me suis rendu compte que la voiture était nécessaire pour aller à Roissy, car les 1h30 de transport RATP auraient ma peau à la longue… C’est pourquoi je rentre sur avignon. Je reviens en voiture…

     

    En information de dernière minute, je signalerai ce mail reçu hier en rentrant de mon 1er jour de boulot. il était de la part du service recrutement EasyJet.

    Je vais passer mes premières sélections pour une compagnie aérienne à Roissy le mardi 23 (donc nouvel article dans quelques jours les enfants !), juste à la suite d’un épuisant périple m’ayant conduit à Arras et Avignon, périple que je ne vous ai pas encore conté. Les mois passent, et on se rapproche à grands pas de la Fin de l’Histoire.

     

    C’est fou, lorsqu’on est à Paris, on a l’impression de n’être loin de nul part. Le Nord, Avignon, c’est la porte d’à côté.

    HPIM1993

    Cédric ma retrouvé il y a peu. Cédric, c’est mon ex du temps où j’étais à Valenciennes, celui d’Arras, rencontré en 2006. J’ai souvent parlé de lui sur HDA et un article biographyque lui est consacré. On s’était perdu de vue depuis un moment, bien avant l’Angleterre.

    Mes enfants, quelle joie de la retrouver ! Il a 19 ans maintenant. Il n’a pas tant changé que cela, même si en 3 ans tant de choses se sont passées. On a discuté et on s’est remémoré le bon vieux temps, et puis comme la fois juste avant de quitter Valenciennes, on s’est revu.

     

    Cédric m’a invité à passer quelques jours chez lui et j’y suis allé du samedi 18 au mardi 21 avril. C’est étrange, je n’aurais jamais imaginé un jour venir chez lui. il était si mystérieux, il ne voulait pas me dire ou il habitait exactement, il cachait son nom de famille… Aujourd’hui, je l’ai même en ami sur Facebook… Les temps changent…

     

    J’ai passé 4 jours merveilleux avec lui, et ce séjour annonce en grandes pompes un retour futur dans le Nord. On s’est rappelé le bon vieux temps. Julien, évidemment, celui conter qui j’ai porté plainte à Valenciennes, et que d’ailleurs j’ai croisé au Queen à Paris le dimanche de mon arrivée… Marty aussi, qui d’après divers témoignages, semble avoir pris 20kg de plus et sombré dans une dépression post “quart d’heure de gloire due à une beaugossité perdue”. La roue tourne que veux-tu..

    Après un au revoir mais plus un adieu, j’ai continué mon périple dans “10 jours de la mort”, le lendemain, mercredi 22, avec mon premier jour à Roissy. Rendez-vous à 8h, donc levé à 5h, j’avoue ne pas avoir été très frais. J’y retourne le lundi, avec la voiture cette fois-ci, transformant 1h30 de RER en 30 minutes d’autoroute. En prime Muchacho va avoir un badge pour accéder au parking Personnel de Roissy. Muchacho devient grand et obtient des diplômes !

    C’est pourquoi ce matin je me suis levé si tôt (le seul train pas cher étant à 6h15…). Le week end va être chargé en sorties, surtout que dimanche je repars en voiture affronter ma pire crainte : conduire en IDF. Lundi, levé à 4h pour commencer Relay à 6h, et mardi sélections EasyJet à Roissy. il semble bien que j’ai repris un rythme de vie effreiné, et que cette période de 6 mois en “ ---“ passe maintenant du côté positif sur ma théorie des + et des –.

     

     

    J’ai la facheuse habitude de sous-estimer le pouvoir d’omniscience que possèdent les gens que je connais à propos de ma vie.

    Dans la la semaine même où je suis arrivé, j’ai eu des nouvelles de 2 personnes : Maxime, et Liahd.

    L’échange avec Liahd fut bref avec un “Qu’est-ce que tu fous à Paris ???” lancé par dial sur Gaypax.com. Cela sous-entend que d’une, il savait que j’étais parti et de 2, que j’étais revenu. Il faut absolument que je perde cette naïveté de croire que les gens dont je n’ai plus de nouvelles n’ont plus de nouvelles de moi. A la suite du dialogue, il m’a proposé qu’on se revoit un jeudi, puis la veille a annulé, disant qu’il me recontacterait. Après un long silence je l’ai relancé, je n’ai pas eu de réponse.

     

    Maxime m’a aussi recontacté, par sms. Il savait que j’étais à Paris et il a proposé qu’on se revoit. Avec lui ce fut chose faite, une rencontre que j’ai beaucoup appréciée. Nous avons beaucoup discuté sur ce qu’il sétait passé uen novembre quand je vivais chez lui.
    J’ai été heureux de voir qu’il semblait mieux aller. A tête reposée et le temps aidant, on a tout les 2 appris de cette expérience. On ne revivra jamais ensemble, mais on peut recommencer à se fréquenter. Je lui ai promis de le revoir avant que je ne quitte Paris. on se reverra, même si je ne quitte pas Paris.

     

    Il est tant pour moi de profiter de la suite du voyage pour dormir un peu, luxe dont j’ai eu rarement la chance d’avoir ces derniers temps. Même si j’ai dû m’y reprendre à 2 fois, il me semble avoir réussi un rêve,

     

    M’installer à Paris.

    HPIM1875

    [AaronMessiaH]

    March 22

    L’impossible interrogation

     

    HPIM1973

    Il est une interrogation un peu stupide, mais quelque peu importante, qui me suit depuis quelques temps. Les interrogations stupides, ça, c’est mon truc. J’ai dû être le seul à compter le nombre de secondes qu’un feu reste vert, puis rouge, juste pour savoir lequel dure plus longtemps. J’ai dû être le seul à me demander comment on a découvert que des blancs d’oeufs purs fouetté pendant des minutes entières à la force des bras donnait une mousse qui s’appelle neige. J’en ai des dizaines d’autres comme cela.

    Mais cette interrogation, beaucoup moins légère turlupine mon amour propre et l’image que je renvoie aux autres. Et cette interrogation, que je peux retourner, hélas dans tous les sens, n’a pas de solution. Enfin, elle en aura une pour vous, peut être, mais pour moi, elle n’en a pas et n’en aura jamais.

    Cet article traite des relations avec nos amis, nos proches. Que sont-ils réellement pour nous ? On dit que c’est dans l’adversité qu’on voit vraiment qui sont nos amis. La plus belle preuve d’amitié, la plus belle reconnaissance de ce statut vient avec un évènement qui signe le point absolu de l’adversité.

     

    La mort.

     

    Toujours dans mon usine agroalimentaire, tantôt à mettre des barquettes vides sur une chaine, tantôt les remplir, tantôt les empiler sur des chariots, je tue cet effroyable temps perdu dans mes pensées, à m’imaginer des scénarii (comme toujours), et la scène que je crée dans ma tête ces derniers jours mérite vraiment une attention particulière, et sa place en article.

    Je ne suis pas tout le temps proche de tout le monde en même temps, c’est fluctuant suivant mes occupations, ma position géographique, mes besoins. Des fois je suis un peu plus éloigné de vous, des fois je vous vois plusieurs fois par semaine. On ne peut pas juger de la profondeur d’une relation de cette façon. Il n’y a, pour moi, qu’un seul moment où je pourrais juger (ou pas, puisque je le répète il me sera impossible d’y assister) de la sincérité et de la profondeur des relations que j’ai avec les personnes que j’aime.

    Prenons le pire des scenarii. Ma mort sera brusque, brutale, sans préavis. Deux cas se présentent. Il y aura l’accident. Mais je n’aime pas cette hypothèse, elle n’est pas assez révélatrice de choses. C’est une mort trop belle, et mes amis s’en sortiraient trop bien. Non, prenons plus grave, prenons une mort où chaque proche peut se dire avoir eu un rôle, sa contribution. Prenons le suicide. A coup sûr il déclenchera chez l’ami cette affreuse affirmation : j’aurais peut-être dû l’écouter, le soutenir, l’aider, j’aurais peut être dû m’occuper de lui… C’est bien le suicide, cela met les gens face à leurs remords. Je ne suis pas adepte du suicide, et j’estime que si je l’étais, certains évènements dans ma vie m’auraient déjà fait passer à l’acte. Il n’y a qu’une hypothèse pour laquelle je me suiciderai bien. Il suffit que j’apprenne que je sois contaminé par le virus du SIDA. Affronter le regard des gens à qui on l’a soi-même transmis, vivre avec la peur perpétuelle d’infecter quelqu’un d’autre, être handicapé tant moralement que physiquement par cette maladie, tous ces facteurs me permettront de ne pas attendre trop longtemps avant de passer à l’acte.

    Mais je sais déjà comment je ferais. Il y a toutes sortes de façon de mourir, mais il y a bien une chose dont je manque pour cela : le courage. Avaler des pillules ? Le temps d’incubation me ferait flipper plus qu’autre chose. Sauter d’un pont ? Je ne serais pas capable d’affronter ma conscience pendant les longues secondes de ma chute.
    J’ai bien mieux. Je serais au volant de Muchacho. Parce qu’assurément si je péris, il périra avec moi. Je ferais cela dans mon village Gardois, à M**tf*****. Je ferais cela sans réfléchir. J’emprunterai la route qui mène à S**** G***** de C****** comme si de rien n’était et je m’arrêterai au passage à niveaux à hauteur du centre de contrôle technique automobile. Bien trop lache pour voir arriver le train d’en face, je placerai Muchacho dans le sens de la marche du train, de façon à ce que moi, je ne le voye arriver que dans les rétroviseurs. Il faudrait que les barrières se déclenchent vite sous peine de renoncer, l’attente jouant sur ma détermination. Enfin un train arrivera, en espérant de tout coeur qu’il viendra dans le sens voulu, pas sur l’autre voie. Je le regarderai arriver dans les rétros, pas de face. Je veux être tapé par l’arrière. Si le coup du lapin ne me tue pas sur place, le vol planné et les tonneaux que fera Muchacho achèvera une existence qu’on nommera décadente.

    HPIM1975

    Et c’est là que la solution à mon problème viendra, mais je ne sera plus là pour en profiter !

    Laissons la famille de côté. C’est Loïc qui sera le plus secoué par la nouvelle. Nos relations depuis le primaire, le fait qu’il vive si proche de ce foutu passage à niveaux auront raison de sa faculté à garder la tête haute. Qui sait, l’ironie du sort sera qu’il l’emprunte, lui aussi, peu après la catastrophe et qu’il devine que cette caisse de métal entourée de pompiers était en fait la Fiat Punto Bleue de son meilleur ami. Il sera effondré.
    Mon interrogation n’a de sens que si la nouvelle se propage vite, evidemment. Alors… disons que Facebook va nous aider. Loïc postera un long, long message sur mon wall, qui sera à la fois un vibrant hommage et aussi un moyen de prévenir tout le monde. Les messages se succèderont. A coup de mails, de coups de téléphone tout le monde se passera la nouvelle, ce qui sera “la nouvelle de la journée”.

    Et là, dans mon usine agroalimentaire de merde, mes barquettes à la main, je vous ai tous passés en revue. J’ai pris compte de nos affinités, de la distance jusque mon village, son cimetière. Et là, les mêmes questions pour chacun : Viendra ou viendra pas ? Pleurera ou pleurera pas ? Et plus généralement : Du monde ou petit comité ? Enterrement d’artiste ou fosse commune ?

    Toujours les mêmes questions. Est-ce que lui viendrait ? Lui habite loin, notre amitié n’a pas été assez profonde pour qu’il se déplace pour cela. Lui ne pourra pas venir, il a une sortie entre amis/ à la villa rouge/n’a pas envie de se taper des kilomètres. Je pense que cette étape finale dans la vie d’un homme, reflète parfaitement la profondeur des liens qu’il peut tisser avec les gens tout au long de sa vie. Je me souviens l’enterrement de ma grand-mère maternelle, 10 ans qu’elle n’était pas sortie de chez elle, refusant tout contact avec l’extérieur. Il y a eu pourtant tant de monde à l'église de Bettancourt-la-Ferrée que des gens ont suivi la messe de dehors. On ne sait pas vraiment ou on en est avec ses amis. Mais cette étape, symbole du dernier hommage, de l’adieu qu’on peut faire à une personne, en dit long sur les relations.

    Si je pouvais assister à mes propres obsèques (ce qui reste, vous l’avez compris, un rêve, pire, un fantasme irréalisable), je pense que je serais surpris. Je serais surpris en bien ou en mal, du nombre total de “participants”, et je serais surpris surtout de constater l’absence de personnes pourtant si proches de moi, et au contraire la venue d’autres qui ne sont restées que lointaines, au court de ma vie.

     

    Si à la lecture de cette article, vous êtes inquiets pour moi, soyez rassurés. Je n’ai pas trouvé de solution à cette interrogation. Cela m’exaspère, et tant que je ne saurais pas comment avoir le fin-mot de l’histoire, je ne tente rien.

     

    [AaronMessiaH] Ceci dit, on peut aussi avoir l’interrogation de savoir qui nous rendra visite à l’hôpital si on est gravement blessé… Viendra ou viendra pas ?

    CFS OK

    CFSOK

    [AaronMessiaH] Chapitre de la Fin de l’Histoire maintenant clos.

    March 06

    Un jour tu seras grand mon fils…

     

    HPIM1958

    Le temps passe vite. On ne les voit pas grandir ces choses…

    Je t’ai eu tu étais encore si jeune, un fougueux étalon dans sa plus belle adolescence…

    Maintenant tu es devenu adulte, ils sont loin tes 55 000 km de départ. Il est loin ton orphelinat Valenciennois où tu m’attendais…

    Dans quelques jours on fetera nos 2 ans de vie commune. Tu m’as transporté partout, sans ronchonner, des plaines du Nord, de la garrigue provençale jusqu’aux contrées anglaises.

    Et on ne va pas s’arrêter là ! C’est avec toi, Muchacho, que j’affronterai la circulation parisienne bientôt. Je l’ai décidé, et en te tenant la main, j’aurais moins peur.

    Evidemment, je prend soin de toi autant que je peux… 2000€ d’entretien depuis novembre. Mais c’est parce que quand on aime, on ne compte pas, et Dieu sait que je t’aime, Muchacho !

    Et on va tout faire pour faire disparaître cette vilaine plaie que je t’ai faite il y a peu. Foutue bordure !! On va aller voir le médecin rapidement, c’est promis mon Muchacho !

    HPIM1960

    Il faut que j’apprenne à te ménager un peu mon beau. Tu n’es plus tout jeune, même si tu ne montres toujours aucune marque de faiblesse.

    Quand j’aurais ma situation professionnelle définitive, tu auras un petit frère. C’est promis. Parce que je rêve de ton petit frère comme j’ai longtemps rêvé de toi. Et tu sais bien qu’avec moi, les rêves deviennent toujours un jour ou l’autre…

    Réalité.

    ttpics

     

    [AaronMessiaH] !

    March 01

    Au point mort.

     

    HPIM0779

    Depuis mon adolescence, j’ai toujours voulu partir loin d’ici. j’ai toujours révé de grande ville, de vie, de bruit et de béton. Et même si j’ai toujours révé de partir à Lyon, c’est finalement Valenciennes que j’avais choisi. Je suis parti quand j’avais à peine 18 ans. C’est une expérience inoubliable, c’est vivre loin des parents, être indépendant, avoir sa propre vie d’adulte, se suffire à soi-même. Mon objectif a toujours été de vivre à Paris. Mais je fais preuve d’une grande capacité de clairevoyance sur mes capacités personnelles, et je savais qu’à cet age là, je n’aurais pas survécu à m’attaquer à aussi gros, tout de suite. c’est pourquoi j’ai fait cela par étapes.

    Et puis en rentrant d’UK, je me suis senti prêt. j’ai enfin voulu mettre un terme à une succession d’errances géographiques et enfin me caler dans une ville pour de bon, y construire un réseau durable d’amis et de repères, de ne plus jamais bouger.

    Et puis finalement, je susi rentré en Avignon. je suis revenu chez mes parents. Je suis reparti à la case départ. Je suis revenu à la situation de mon adolescence, celle d’avant d’être constamment sur la route et d’avoir ma vie dans des cartons.

    Mais la situation a bien changé. Et je ne cache pas que j’en suis un peu navré. Cela fait une paire de mois que je suis ici. J’ai une situation professionnelle catastrophique. Je continue à travailler en intérim dans des usines, à la chaîne. Mais étrangement je me sens mieux. Je vis chez mes parents, ce qui, à 23 ans, est un lamentable constat d’échec, surtout pour moi qui depuis plusieurs mois rêve de devenir propriétaire. Mais je me sens bien. J’ai l’impression d’avoir aliéné ma liberté, celle de sorrtir, de rencontrer de nouvelles personnes, celle d’inviter qui je veux quand je veux chez moi, celle d’avoir le droit de dormir blotti contre lui dans son propre lit. Mais je le vis bien.

    Force est de constater qu’aujourd’hui, j’ai peut-être voulu grandir trop vite, d’un coup. Tant de choses à prévoir, à organiser, à s’occuper quand on veut partir sans se rater. A l’époque cela ne me faisait pas peur, mais aujourd’hui, je me sens quelque peu fatigué, d’avoir encore à tout recommencer.

    Paris reste mon objectif, mais je suis conscient que je ne m’y prends pas de la même façon pour y arriver. j’ai perdu le courage d’avoir à affronter des aléas à gérer dans tout déménagement. Je recherche du travail à Paris à distance, à partir d’Avignon. Or cela est presque rédibitoire, les employeurs ne s’intéressent pas à ce genre de candidature. j’ai relancé Eurostar PAris, postulé pour Lille, je m’intéresse à une formation d’agent d’escale à Roissy, mais c’est bien mon adresse du Gard qui est mentionnée sur le CV. En fait, je pense que je refuse de partir à l’aventure..

    La question est simple, ai-je vraiment le désir profond de repartir à Paris ? J’en doute fortement, la peur liée à se recréer une vie, des repères, des amis, des occupations, avoir une situation financière solide y met un frein. Avignon, en fait, c’est pas si mal. J’ai limpression d’être en cure de ressource.  Je vis chez mes parents, je ne paye pas de loyer. mes amis sont là et je les vois souvent. Je connais le coin, les magasins et les places où j’aime aller, les endroit où je me sens chez moi.

    Je suis carrément en perte de motivation. oui je veux aller à Paris, mais je ne veux plus trimer dans des boulots qui ne sont pas de ma branche, je veux la belle vie, tout de suite. C’est pourquoi je sélectionne les annonces à postuler, et forcément je me donne moins de chance de réussir…

    Mais il ne va pas falloir que je tarde. Je suis attendu à Paris. J’ai déjà créé un petit réseau d’amis là-bas qui m’attendent depuis ma fuite et avec qui je sais déjà que je vais passer de bons moments. MAis ils ne vont pas m’attendre indéfiniement. et plus j’attends, moins j’en retrouverai une fois de retour.

    Prendre en main sa vie n’est qu’une question de courage. c’est toujours l’adjectif que vous utilisez pour me qualifier. mais force est de constater qu’en ce moment, j’en manque considérablement. Et je deviens ce que j’ai toujours détesté, quelqu’un qui végèt, qui n’est pas satisfait de sa situation actuelle, mais qui ne fait rien pour en changer.

    Avec tous les soucis qu’il m’est arrivé, j’ai perdu tout esprit d’aventure et suis atteint par la flemme de devoir avoir à reconstruire une nouvelle vie.

    Peut être cela va-t-il repartir, que cela n’est qu’une réaction passagère à des échecs passés, mais le constat est bien là, je me suis grillé les ailes et n’ai plus forcément des envies de liberté.

     

    [AaronMessiaH]

    February 11

    J’ai roulé dans la mer…

     

    HPIM1929

    C’est fou la vie…

    Il y a un an, j’achetai un billet d’avion Ryanair London Stansted-Montpellier pour le samedi 31 mars 2008, pour me rendre aux portes ouvertes d’une école qui m’intéressait pour mon futur, sur l’aéroport de Montpellier.

    Quasiment un an plus tard, tout est fini. J’ai terminé cette formation. C’était sans doute le dernier examen scolaire que j’ai passé dans ma vie. Il y a un an, je rencontrai Maxoo, et aujourd’hui si je reste un peu plus longtemps à Montpellier, malgré la fin de ma formation, c’est pour lui dire au revoir, sans doute même… Adieu.

    Je ne sais pas… A chaque fois que je dois me rendre à Montpellier, c’est… comment dirai-je… Haut en couleur.

    Assurément, l’ESMA y est pour beaucoup. L’ESMA, c’est cher, c’est court, mais cela reste toujours intense et inoubliable.

    Je suis donc arrivé chez Romaric ce dimanche 1er février, sous une pluie battante, qui innondera tout Palavas-les-Flots et fera déborder les étangs. Romaric, une valeur sûre. On est amis depuis le lycée, il ne devrait pas y avoir de problème de “colocation”, et avec le recul il n’y en a eu aucun. C’est fou, depuis mes dernières expériences, je commencais à douter de moi et me dire que c’était moi peut-être qui avait des soucis. Après tout, mon slogan de blog “Mon Acrimonie n’est que le reflet de mon asocialité” est toujours d’actualité, donc il se peut que je sois vraiment invivable. Mais non finalement, je reste la seule personne que je connaisse à tenir la route, même si j’en avais un temps soit peu douté.

    J’ai finalement retrouvé Maxoo le soir même pour une petite sortie entre amis, et j’ai passé la nuit chez lui.

    Le lendemain, c’est la rentrée à l’ESMA, je vous raconte pas l’état à 8h30 quand tu t’es couché à 4h. Surtout quand tu commences par piscine.

    J’ai retrouvé mes keupines d’octobre. Enfin, quelques unes car nous ne sommes qu’un groupe de 24, séparé en 2 groupes de 12. Me voici donc avec Marion et Marine, les deux personnes que j’ai vraiment apprécié lors du théorique de octobre.

    HPIM1886

    Nous sommes tous réunis le lundi matin. Après appel on se retrouve séparés en 2 groupes donc, l’un va commencer par les cours de secourisme, pendant 2 jours et demi, les autres sécurité. Le mercredi midi, on intervertit.

    On commence donc par une présentation des 4 différents gilets de sauvetage, et du canot de sauvetage, avant de nous rendre à la piscine pour un entrainement à la traction de PAX et au hissage sur canot. C’est à  ce moment là, vers 9h30, qu’on toque à la porte. Laurence, ma prof d’octobre et néanmoins directrice de la formation PNC, nous rapporte un élève en retard. Quand il est entré, on s’est tous regardé. Personnellement j’ai même eu peur. Dans une formation ou le physique est très important, voilà qu’un jeune homme au blouson militaire entre, une bouteille de Red Bull à la main, les cheveux teints en fluo jaune.

    HPIM1887

    Il se sentait pas bon et franchement il me faisait peur. Il s’est révéle en fait qu’il n’était pas méchant, mais juste pas particulièrement intelligent (c’est le moins qu’on puisse dire)… Et même s’il n’a pas fait la formation jusqu’au bout, il est parti le mercredi, je voulais en parler ici.

    Le lundi à 11h, nous voila parti sous une pluie battante à la piscine de Mauguio pour la méga épreuve que je redoutais, et pour laquelle j’ai pris des cours intensifs : la piscine. Et en fait… C’est trop simple. Après entrainement, tu commences par sauter à l’eau et tu dois enfiler ton gilet de sauvetage, le cliper et le gonfler. Une couille est arrivée, sur les deux chambres, une des miennes ne s'est pas automatiquement gonflé en tirant sur la corde. Gros stress, j’ai du le gonfler comme appris avec l’embout buccal. J’avoue c’est pas hyper facile, espérons que cela ne m’arrive pas à l’exam qui a lieu lundi 9. Ensuite, il s’agit de tracter quelqu’un sur 25 mètres en lui disant des mots doux du genre “tenez bon monsieur, on va s’en sortir !”, bref tout un programme, et enfin le monter sur le canot de sauvetage par une technique de roulade.

    Jusque le mercredi matin, il a fallu apprendre par coeur la description générale et détaillée, l’inspection prévol et l’utilisation de dizaines d’objets présents au bord d’un avion

    HPIM1894

    Cela a été aussi intensif et fatiguant que le théorique d’octobre. je le redis, si il y en a qui croivent que être PNC c’est juste servir des cafés dans un avion, qu’ils viennent faire la formation !

    En fin de semaine, c’est à la partie secourisme. On a eu un soucis et un changement de professeur en pleine journée : notre professeur a eu un accident de voiture entre midi et 2 et il a été arrêté un mois. Le comble c’est qu’il était pompier et en fait il a percuté un camion… de pompier ! Plus de peur que de mal même si quand Laurent est venu nous faire cours l’après midi, l’ambiance fut assez… tendue… La bonne ambiance est revenue lorsque nous avons su qu’il n’avait que des côtes cassées.

    HPIM1944

    Finalement le lundi j’ai passé l’épreuve de piscine, cette fois-ci notée par des instructeurs de la Direction Générale de l’Aviation Civile et le mardi matin c’est l’évaluation sécurité et secourisme.

    Résultat officiel le 10 mars.

    En attendant, ma vie va encore changer. Londres, Paris ou bien rester sur Avignon, il va falloir que je fasse un choix, conditionné par le travail que je vais trouver d’ici peu.

    Encore quelques étapes,

    avant la Fin de l’Histoire.

    [AaronMessiaH]

    January 27

    En l’An 23 après MOI…

     

    Je ne sais pas si ma théorie n’est que pure coïncidence ou si elle marche vraiment. Mais c’est assurément une théorie à laquelle on se raccroche tous, la théorie des + et des –. Cette théorie dit, je vous le rappelle, que notre vie est égale à 100. Chaque évènement, déplaisant compte pour un certain nombre de –, fonction de la gravité, chaque élément plaisant pour des +. La seule règle qui compte, c’est que l’arrivée de – entrainera l’arrivée de +, et inversement, pour que le résultat final entraine un résultat 100.

    Et même si depuis mon retour d’Angleterre, j’ai cumulé certains + (30+ pour ma visite médicale à l’hôpital militaire Percy de Clamart, et 40+ pour mon inoubliable formation théorique à l’ESMA en octobre dernier), force est de constater qu’en ce moment, je ne cumule quasiment que des –. Certes 20+ pour mon arrivée à Paris, mais ensuite 20- pour ne pas y avoir trouvé d’emploi convenable, 10- pour le refus de Liahd, 30- pour mon départ de Paris, 30- pour Yannounet, 20- pour ma situation financière catastrophique, 10- pour mon boulot en usine sur Avignon, si bien que lorsqu’on part de 100, –10-30-30-20-10 = zéro. Et zéro, c’est la dépression. Elle a duré un bon mois, puis le temps aidant, sans forcément que des + ne viennent d’ailleurs, elle est partie. A remarquer, sur cette étrange théorie, qu’il y a un minimum, zéro, quand tout va au plus mal, mais il n’y a pas de maximum, les nombres sont infinis. c’est la douce concrétisation que le bonheur n’a pas de limite, il n’y a jamais de maxima à un degré de joie, il n’y a pas de chiffre-étape pour passer au bonheur.
    Je l’ai dit, c’est une théorie outrageusement pessimiste. On vit des instants de bonheur dans la crainte perpétuelle des évènements – qui vont lui succéder. Mais à l’inverse, elle est optimiste dans les moments ou tout va mal.

    Surtout quand cette période où tout va mal, tombe pile poil avant la fin de ma formation et surtout avant la péridoe ou je vais postuler en compagnie. Cela est de bon présage. C’est pourquoi je me réjouis déjà du malheur que je vis, car j’accumule un crédit de points + qui vont m’être utiles dans les moments à venir.

    Ma formation pratique débute donc le lundi 2 février, et vous ne pouvez pas savoir comme j’ai hâte.
    J’ai hâte d’avoir les résultats et ainsi lancer les CV le plus préparés jamais fait pour toutes les compagnies aériennes que j’ai sélectionné, AF en tête.
    J’ai hâte de passer les entretiens, pour qui sait être pris, m’installer à Paris et enfin écrire…

    La Fin de l’Histoire.

    AirFrance Logo nouveau logo

    Anyway, parlons plutôt de ces dernières semaines, qui demeurent néanmoins intéressantes.

    Je n’ai pas fait avancer mon projet, il est en stand by depuis un mois. Je suis incapable d’écrire chez mes parents. C’est physique. Même mes articles de blog sont rédigés ailleurs, en l’occurence celui-ci à la médiathèque Ceccano d’Avignon. Je m’en suis arrêté à 70 pages Word, sachant que la période Angleterre jusque aujourd’hui n’a pas été rédigée du tout. Ca va donner un gros truc en fait ! :-O

    Je me suis demandé à qui j’allais le faire lire pour correction. Car correction d’un oeil externe il faut. Il me faut une correction sévère sans pitié. J’avais pensé à Olivier. Au lycée, je me souviens l’avoir fait pour lui. Je n’avais aucun scrupule à relever chaque mot impropre ou chaque péripétie médiocre, mais c’est parce que je me comportais en lecteur lambda et lui en professionnel. Mais Olivier ne fait plus rien et je ne pense pas qu’il soit intéressé par cette démarche.

    Et puis Jérémie ie ie ie ie ie ou jéjé (je t’ai toujours appelé bizarrement sur mon blog loool) m’a présenté Nicolas.
    Malheureusement je ne sais absolument pas quand je vais le reprendre et le finir. Donc pour le moment rien n’est d’actualité.

     

    Du 17 décembre au 23 janvier, j’ai repris l’intérim. Comme au bon vieux temps. Je m’étais dit que je valais plus que cela maintenant. J’ai un anglais courant, je pensais ne plus avoir à faire du travail d’usine. Mais je n’ai pas eu le choix. J’ai pris sur moi et j’y suis allé avec la satisfaction que le travail que j’allais avoir bientôt serait plus gratifiant. Ce travail là était particulièrement horrible. Il s’agissait, habillé d’un ensemble blanc, charlotte sur les cheveux, masque sur la bouche, gants en latex, de mélanger à l’aide d’une machine des aliments (ex : riz cantonnais, farce etc), par une température de 4°C. Autant dire que chaque matin, je me levais en me disant que j’étais encore tombé bien bas, surtout moi pour qui l’usine n’est pas faite. L’ambiance d’usine est merdique, mais mon binome était sympa ce qui m’a fait tenir aussi longtemps.
    J’ai arrêté une semaine avant la formation pratique pour pouvoir le préparer : aller à la piscine et réviser le cours théorique avant la formation pratique.

     

    Sur Facebook (si le groupe “Depuis que j’utilise Facebook, ma vie a changé” existe, il faut le trouver, sinon, il faut le créer !), j’ai enfin retrouvé les camarades de fac de Valenciennes. Il faut dire que pour une raison totalement indéterminée, je voue en ce moment à ma vie à Valenciennes une nostalgie sans égal. Et là, savoir ce qu’ils sont finalement devenus ne m’a pas aidé. J’ai quitté la fac après la Licence. Ils sont en Master 2. Déjà ca donne le ton. Le pire est pour Arnaud, en Master 2 Relations Internationales à Paris. C’est ce Master là que j’aurais fait si j’avais continué. Je me sentais petit, maintenant je me sens ridicule. Il est trop tard maintenant. J’ai choisi ma voie et à 23 ans, il n’est plus question d’en changer.

    J’ai pris des nouvelles de chacun d’eux, et je leur ai promi de les revoir une fois que je serais installé sur Paris. C’est ma petite promesse secrète : quand je serais sur Paris je reverrais John, en Vendée aujourd’hui, et j’irais un week end dans le Nord pour revoir tout ceux qui ont fait Valenciennes…

    Et pleurer.

     

    Il y a en outre énormément d’autres choses que je ferais quand je serais à Paris.

    Me trouver quelqu’un par exemple.

    Je me considère ici actuellement en état d’attente, ou de végétation. Je ne risque pas à chercher ici, parce Avignon reste Avignon, et même si Nicolas m’a réconcilié avec la ville elle-même, pour ce qui est de l’Avignon-niaise, elle rôde toujours ! Et puis à quoi bon perdre son temps ? Je me suis mangé quelques claques récemment, et j’en ai appris des leçons : il ne sert à rien de s’attacher sentimentalement à des gens situés dans des villes de transit. Cela n’amène que de la merde. C’est cela, la résolution de vie que j’ai prise en disant “ne plus perdre de temps”. Cela veut dire d’aller à l’essentiel. En ce moment, mes évènements essentiels sont entre autres de rentrer en compagnie et de déménager à Paris. Par conséquent mon transit en Avignon n’est qu’un détail, pas essentiel, et les 10 jours à Montpellier aussi. Il ne sert donc à rien de s’attacher à des gens avec qui je vais vivre des moments de souffrance ensuite. Maintenant je ne dis plus “Salut ça va ?” mais “Salut tu habites ou?”.

    Je ne cache pas que j’ai quand même la trouille bleue de revenir à Paris. Je suis nettement moins enjoué que la première fois, surtout l’idée d’y passer les premières semaines. Le spectre du cauchemar que j’y ai vécu doit y être pour beaucoup. Cette fois-ci je prends mon temps, quite (ô joie !) de passer l’été ici et de profiter comme je ne l’ai pas fait depuis longtemps du soleil, des amis, et du Festival.

     

    C’est une reprise douce du blog, il n’y aura pas d’article avant mon retour de formation. Dimanche, je quitte la Cité de la Mécréance pour 10 jours dans la Ville de la Bourgeoisie qui boit du Champagne. Je vais y retrouver mon école, Romaric qui m’héberge sur Palavas, je vais y retrouver Maxence, Omar et d’autres. J’y croiserai Yann peut être, si lui ou moi forçons un peu le destin.

     

    Je vais surtout y écrire encore un chapître de ma vie, quelques pages qui me rapprochent encore plus de la dernière,

    Celle où il y est écrit “Fin de l’Histoire”.

    [AaronMessiaH]

    Bonne année !!

     

    Ca y est nous y sommes !!

    En l’An 23 après MOI !! :D

    HPIM1870

    Puisque je remarque que plus je prends de l’âge, plus je deviens glamour et sexy, je déclare cette 23° année l’année du Glamour !!!!

     

    Article 1 : Je proscrits tout ce qui est moche

    11-1 : J’en donc dans le mouvement PIF ! (Parti de l’Immaculée Fashion). Nico en parle mieux que moi
    11-2 : Penser à s’épiler les sourcils !!

    Je prends de suite un arrêté visant à l’interdiction de parler aux moches !

     

    Article 2 : La résolution de cette nouvelle année sera : Ne plus rien faire qui me ferait perdre mon temps !

    21-1 : Multiplication des fonds visant à améliorer la capacité de zappage de gens qui ne servent à rien, car perdre du temps c’est pas glamour on est d’accord !
    21-2 : Ménage MSN des gens qui ne servent à rien, souvent tu feras !
    21-3 : En avant toute ma carrière, et surtout arrêter de déménager à tout bout de champ, on reste sur Avignon pour le moment et puis c’est tout !

    Article 3 : Je déclare ce jour férié. Okay guys on s’est planté sur la date, c’est finalement le 29 janvier que tout sera férié, pas un bus pas un métro pas un prof, tout cela en mon honneur ! Mais on a eu des problèmes pour le faire le jour même donc on a repoussé de 2 jours, c’est pas grave c’est l’intention qui compte !

    December 24

    Hibernation

      

    Anggun, La Rose des Vents, 1997.

    Vous trouverez ci-dessous l’article Elucubrations et l’article résumant un peu la période actuelle.


     

    Comme prévu ce blog part en hibernation quelques temps, ne serait-ce que pour attendre que l’eau coule sur les ponts et que les personnes qui n’ont plus rien à faire ici oublient l’existence de ce blog.

     

    Les auteurs de blogs que je lis sont priés de ne pas arrêter les leurs.

     

    Je souhaite à JAG, Oraily, Gégé, Céciliou, ainsi qu’à tous les lecteurs de ce blog un agréable Noël. Et un bon réveillon de fin d’année.

     

    [AaronMessiaH]

    Horoscope

     

    Et si, juste avant de rentrer d’Angleterre,  j’étais allé voir une voyante ? Et si tout ce qu’elle m’avait dit aurait été vrai ? Arrêtons-nous une seconde à ce qui aurait été dit. Assurément, on n’y aurait pas cru.

     HPIM1640

    Travail : Ne vous méprenez pas, mais vous rentrez en France, avec les problèmes d’emploi qui suivent. Licencié de Droit, anglais courant, vous ne parviendrez pas à trouver dans la branche qui vous plait. Je vois… Je vois des rails, des trains, je vois de l’anglais. Je vois un E et une étoile. Mais vous ne serez pas pris. Trop de diplômes, vous avez fait des choses qui sont en trop… Alors vous prendrez finalement un petit job de dépannage… Mais cela ne durera pas… Je vois… Je vois un calvaire et un déménagement en catastrophe, une fuite. Et ensuite je vois du travail en intérim, des horaires décallés… Je vois du travail à la chaine… Je ne vois pas d’anglais. Je vois une usine, sur Avignon. Je vois… Je vois de la fièreté remballée. Vous vous étiez juré de ne jamais refaire de travail d’usine… Vous vous êtes dit que maintenant que vous avez une licence de droit et surtout que vous avez un anglais courant, le boulot d’usine c’était fini… Mais vous remballez votre fierté et vous y allez, jusque fin janvier. Vous en pleurez même. Vous trouvez votre vie professionnelle pitoyable. Mais ce qui vous fait tenir, c’est le futur. Je vois… Je vois une part de certitude dans votre avenir professionnel, et une part d’incertitude… Hum c’est compliqué… Vous êtes un cas compliqué Monsieur Messiah. Ce qui vous fait tenir, c’est une formation-clé pour votre bonheur professionnel. Elle aura lieu en février, pas avant… Mais l’incertitude vient après… Je vois des avions blancs… et je vois une lettre. Vous allez postuler pour une compagnie qui a des avions blancs. Je vois ça pour mars… En même temps je vois autre chose… C’est très confus tout cela… Je vois un changement encore, pour mars… Alors je ne sais pas. Un déménagement sans doute. Je ne peux pas vous dire ou, je ne sais pas si vous serez pris à la compagnie aux avions blancs… Peut être un anglais nécessaire pour etre engagé dans la compagnie aux avions blancs, au dessus de vos capacités… Alors un déménagement pour l’Angleterre peut être, voire un autre pays anglo-saxon plus éloigné, en attendant de pouvoir repostuler six mois après. Mais vous n’avez pas envie de partir… Vous avez envie de partir, mais pas seul, vous avez envie qu’un homme vous accompagne, même s’il n’y a rien entre vous… C’est sûr, la Lune en Mercure prédestine un grand changement dans votre vie professionnelle en mars. Je sens qu’après votre formation qui se termine mi-février, ce sera du quite ou double… Il vous faudra être fort, Monsieur Messiah car de votre arrivée en France, jusqu’une grande partie de 2009, vous allez subir votre vie professionnelle…

    Argent : Hum… Je vois du rouge. On vous entubera Monsieur Messiah… Votre chef en Angleterre vous entubera de £300, et vous ne pourrez rien faire contre. Du coup votre compte plongera dans le rouge… –670€ peut être. Je vois… Une nouvelle voiture… Je vois une voiture… neuve… Je vois un cadeau, un gros mouvement d’argent… Je vois un Citroën C4 à 20 000€… Un cadeau de vos parents pour vos parents… Mais de votre côté, je vois des Agios, et un refus à vous dépanner. Mais c’est pas grave, soyez heureux pour vos parents qui se payent une nouvelle voiture… Vous tapinerez peut être pour mettre du mazout dans la vôtre… et pour payer les Agios. Je vois… Un solde de tout compte qui mettra du temps à venir… Votre travail à Paris. Le chêque va arriver tardivement… Il n’est pas gros, mais il est le bienvenu. Il arrivera le jour de Noël. C’est un jour spirituel Noël, vous savez, le Spirituel peut bien faire un effort pour vous, Monsieur Messiah, le jour de Noël… Vous allez faire du travail en intérim, et votre salaire ne tombera que le 14 janvier. En attendant vous emprunterez à vos proches, qui diront stop (et se payeront une voiture). Vous devrez énormément d’argent, Monsieur Messiah. Votre mère, votre petit frère… Votre père vous proposera de vous payer la formation steward, car, dit-il, c’est aux parents de payer la formation des enfants. Mais il vous reste un seul point pour lequel vous pouvez avoir de la fierté Monsieur Messiah. C’est la seule chose qui tient la route en cette fin d’année 2008, début 2009. C’est cette formation. Vous étiez si fier de trimer comme un malade en Angleterre pour vous la payer. Car c’est VOTRE formation. La chose à laquelle vous tenez le plus. Alors vous refuserez le financement de votre père. Certains diront que vous êtes stupide Monsieur Messiah, pour refuser de l’argent au moment où vous en avez besoin. Moi je crois que vous n’auriez jamais accepté de l’argent si c’est pour payer cette formation. Cela aurait une autre excuse, vous auriez dit oui. Mais on ne touche pas à cette formation. En conclusion, vous commencerez 2009 avec une situation financière pitoyable, Monsieur Messiah.

    Amour : Hum, je vois que vous êtes un peu bohème Monsieur Messiah. Moi je dirai pire, vous êtes complètement à côté de la plaque… Vous vous croyez au Royaume des Bisounours. Vous croyez au compte de fée, et toutes les claques qu’on vous met ne vous raisonnent pas. Vous êtes, permettez-moi de vous le dire, particulièrement stupide. Je vois… Je vois une déception. Je vois… un déménagement… Vous quittez tout pour lui, et vous allez à Paris. Cela fait des mois que c’est prévu. Pour vous l’amour doit se vivre ainsi. Mais vous vous mangerez une claque. Elle ne vous fera pas pleurer. Vous ne comprenez pas pourquoi les gens peuvent être aussi méchant, aussi stupides… Mais la vérité est que le stupide, c’est vous, et que vous êtes complètement à l’Ouest. Et le pire c’est que vous recommencerez. Vous partirez le rejoindre aussi. Vous aurez quelqu’un à Paris, un embryon de relation qui était plutôt pas mal, mais vous stopperez tout car vous croyez en l’autre. Allez lachons le mot, Monsieur Messiah. Vous êtes amoureux. Et lui va vous faire souffrir… C’est prévu pour la toute fin 2008 et début 2009. Il sortira pas de la tête avant un moment. En fait, vous ne réaliserez pas. Vous ne comprendrez pas ce refus. Vous y croyez encore, vous vous dites qu’il y a encore de l’espoir. C’est normal, on fait tous cela quand on est amoureux. Mais la raison est aussi qu’il n’y a plus personne sur la liste des princes charmants potentiels. Vous vous retrouverez tout seul. Plus personne ne retient votre attention, et personne ne retient la vôtre. C’est une période de grand doute pour vous. Je vois… je vois beaucoup de larmes. Je vois de l’incompréhension. Vous vous demanderez ce que vous avez fait dans une autre vie pour ne pas avoir droit au bonheur. Même quand il y a un début d’idylle, notamment avec votre dernier prince charmant de Montpellier, il y a toujours quelque chose qui coince. Votre vie amoureuse n’est elle, pas pitoyable. Non, elle est chaotique. On vous dira souvent qu’il est incompréhensible que quelqu’un comme vous soit célibataire de la sorte, mais le fait est là. Vous allez entamer votre 2° année sans réelle relation sérieuse depuis. En fait, je vais vous dire Monsieur Messiah. Vous faites peur à vos relations potentielles. Vous avez un train de vie égoiste, et les gens vous disent non car ils ont peur de vous. Vous êtes une anguille qui glisse entre les doigts, vous vivez sans défaire vos valises. Et si les gens vous font souffrir en amour, c’est parce qu’il ne veulent pas que vous, vous les fassiez souffrir plus tard. Le problème vient de vous et vous seul. Changez, stabilisez-vous un peu. Vous ce que vous voulez, c’est une personne pour vous stabiliser, un être sur qui fixer un peu sa vie, un endroit où poser ses cartons. Mais c’est pas comme ça que ça marche, Monsieur Messiah. C’est le contraire. Stabilisez-vous et l’amour viendra. Vous inspirerez la sécurité et non la crainte. Vous deviendrez attirant. En attendant vous allez gâcher de sacrées belles possibilités de relations. Vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même, Monsieur Messiah. Vous ne savez vraiment pas y faire avec les garçons.

    Amis : Verseau dans l’âme, rien de changé par rapport à vos collègues de signe : des amitiés très très parcimoniques, mais des amitiés très profondes. Votre portable continuera à ne pas sonner. Vous continuerez à ne pas sortir. Paris sera l’exception. Vous y habiterez peu de temps, mais vous ferez de très belles rencontres qui vous coûteront cher : hors forfait de portable,sorties à gogo… Je vois… Je vois une anecdote… Vous allez changer de forfait pour un plus cher, avec de l’illimité, pour ne plus faire de hors-forfait. Mais il va se mettre en route au moment où vous allez quitter Paris, et que vous allez moisir seul au fond de votre Gard profond, là où vous servez plus de vôtre portable comme lampe de poche ou réveil matin que pour l’approcher de votre joue…

    Santé : A partir de décembre 2008 : grosses périodes de sommeil, fatigue constante, irritabilité, angoisse, tristesse, obnubilation, perte d’appétit, isolement, votre situation amoureuse de décembre vous poussera à la dépression, aidé par votre situation professionnelle et financière pitoyable. Cela ira mieux quand vos situations s’arrangerons. Ou pas. Il faudra attendre février au minimum.

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    [AaronMessiaH] demande aux gens de ne pas venir chercher conseil auprès de lui. Les gens qui foirent leur vie ne peuvent être de bons conseilleurs.

    December 20

    En l’an 2020

     

    Enfin ! Ce vol a été particulièrement long mais je suis content d’être rentré au pays ! La Septimanie m’avait manqué durant ces 7 jours à Bangkok !

    De toute façon, depuis 2012 et la proclamation de l’indépendance de l’ex Languedoc-Roussillon, le pays s’est vraiment embelli ! Il faut dire, après tout ce qu’a fait Georges Frèche pour notre principauté, il sent bon vivre en Septimanie. Et je sais que depuis la mort de M. frèche, Guillaume J*rr*é tient les rennes du pays avec force. De toute façon je ne vais pas craché sur mon ami Président !

    Bien que la Capitale soit Montpellier, Guillaume avait tout fait auprès de Georges pour placer l’aéroport international à Bagnols-sur-Cèze. Moi ça me permet d’arriver direct chez moi :-D. Hop navette TGV toutes les 20 minutes jusque Montpellier, en 30 minutes je suis en centre-ville à faire mes emplètes au Polygone ! C’est quand même mieux que ce rendre en Avignon, déjà il faut passer le poste frontière et ils ne demandent pas que le passeport ! Pff tfaçon faire ses achats en France… c’est compliqué pour y aller, y’a pas forcément de choix et surtout pas la qualité… même si c’est sûr, comparé à la Septimanie, c’est pas cher :-S

     

    Je disais donc me voilà sorti de mon A380 Messiah Airlines, cette conférence sur l’avenir littéraire mondial à Bangkok à laquelle j'ai été convié a été un peu une perte de temps…  Me voila une heure plus tard dans la capitale. Y’a deux ou trois magasins que je vous conseille si comme moi vous refaites d’intérieur de votre villa ! On en parle en message privé hein :D Bref j’ai commandé mais j’ai pas acheté, parce que se balader dans la ligne 34 du métro  jusque station "Porte de Méditeranée" avec une baignoire à jets transversaux c’est pas l’idéal tu me diras ! Je reprends ma voiture que j’avais laissée ici le temps du séjour, direction l’Est du pays parce que ce soir, avec Nicolas mon mari, Jérémie et sa femme Yolanda m’ont invité à diner dans leur villa sur les hauts de Saint Michel, pas loin de Bagnols !

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    Alors lui aussi il a bien réussi à chaque fois je me perds dans sa barraque ! Déjà pour l’itinéraire pour y arriver, tu peux pas te perdre, on est dans la zone la plus Hype de toute la Septimanie, donc on ne se perd pas, on visite ! L’Administration a en plus fleuri tous l’espace public et les trottoirs, je veux dire pour un mois de mai c’est pas moche ! Un peu trop de touristes par contre. On passe le portail et on parcours les 1500 mètres d’allée escorté, et voilà Jérémie et Yolanda qui nous attendent… Mon Dieu Yolanda est toujours aussi ravissante ! L’escorte s’en va mais les bodygard surveillent toujours ! C’est ça d’être le Consul de la zone la plus riche de toute la Septimanie, on a des privilèges :D

    Le repas s’est extrêmement bien passé et pour digérer Jérémie nous avait réservé une petite surprise en organisant la fin de soirée sur le thème de la relaxation ! Déjà que son domaine viticole de Saint Na**r s’étend maintenant sur 30% de la surface du pays et que son vin s’exporte dans 30 pays pour un chiffre d’affaire de 20 milliards d’euros, qu’on a eu le droit à une dégustation durant tout le repas alors cette idée de relaxation c’était pas mal !

    Des masseuses sont venues, la salle de bain avait été décorée, 90m² qui sentaient bon les huiles essentielles ! Massage en flottaison dans la piscine avec eau importée de la Mer Noire, dégustation d’une bouteille du grand cru 2015 dans le jaccuzzi, je veux dire on aimerait tout plus souvent avoir des amis comme cela ! :D

    Popples et moi avont dormi dans la suite d’amis, mais le lendemain il avait un concert au Zénith de Montpellier à préparer donc bon… Le matin avec Jérémie nous avons pris le métro “Saint Na**r” jusque "Bourg-Neuf" en centre-ville de Bagnols et nous avons flanné dans la 2ème ville du pays !

    J’ai laissé Jérémie dans la soirée, parce que c’est pas tout, mais j’ai une compagnie aérienne à gérer !

     

    [AaronMessiaH] Elucubrations.

    December 13

    Un anniversaire

     

    Le 10 décembre 2007, j’ai décidé d’arrêter mon blog sur Cielblog pour le continuer ici.

     

    Même si pour moi, c’est beaucoup plus compliqué de poster des articles ;

    Et pour vous, d’avoir accès à mon blog, à pouvoir voir les photos ou même gérer tout les modules, photo video livre d’or…

    Avec 10300 visites, EPounet reste un succès !

     

    Dans le cadre de mon projet d’édition, j’ai dû imprimer la plupart des articles de blog de HDA et de EP. Après pas mal de cartouche d’encre vidées, le résultat est là : je n’ai pas assez d’un porte-revues de 200 pages pour y classer toutes les impressions (hors blog biographique, qui lui fait 59 pages word sans photo), et malgré le jeune age d’EPounet, force est de constater que c’est bien lui qui prend la majorité de la place du porte-revues !

    C’est aussi lui qui a les plus beaux articles, ceux que je préfère :

    This is the hardest story, that I’ve ever told, écrit à l’origine sur HDA le 25 novembre 2007 certes, mais déménagé ici après ma décision de changer de blog en changeant de pays.

    La Fin de l’Histoire, écrit le 2 mai

    Paye ton article, du 25 mai, je crois que de tous c’est mon préféré, et celui que je relis le plus avec autant de plaisir.

    J’envoie des bons baisers de Paris, le plus long de tous les articles écrit le 8 septembre à l’occasion de ma visite médicale à Paris. (8 pages Word).

    C’est la récession, du 4 décembre dernier, qui prouve lui aussi que plus ça va mal, meilleur est mon style, j’arrive même à faire rire !

     

    Il reste encore quelques soucis, notamment avec l’’affichage des photos. J’ai trouvé le problème. Lors de la publication de l’article, la photo se charge automatiquement dans un album appelé “album blog”. Le problème est que même si aujourd’hui, avec la version 9 de MSN qui s’applique aussi à ce blog (moi ayant cette version je vois mon blog légèrement restylé), j’arrive à autoriser tous les albums photo à “tout public”, celui-ci reste en accès restreint et je n’ai pas encore trouvé le moyen de changer cela. Connectez-vous à MSN pour voir les photos, et si le problème persiste contactez-moi.

    [AaronMessiaH]

     

    December 08

    CFS Théorique : Epilogue

     

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    [AaronMessiaH] Y’a au moins une personne qui tient la route : moi-même !

    December 04

    C’est la récession

     

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    Oui alors C’est la récession, parce que dans ma vie non seulement j’avance plus, mais je recule, et cette photo c’est la toute récente d’hier avec mes cheveux en vrac et ma barbe de 5 jours (oui oh je sais ya pas grand chose…). Allez commençons cet article dans la bonne humeur et dans l’esprit du seigneur parce là, y’a du lourd encore…

     

    Oui alors j’aimerai revenir sur mon article précédent et vous parler du passage où je dis que j’ai touché le fond. Donc voila halleluia, je suis rentré sur Avignon, ya pas pire blablabla, ayé j’ai touché le fond.

    HAAAA NAN MAIS PAS DU TOUUUUUUUT, JE CREUSE ENCOOOOOORE !!!

    Donc pour vous remettre dans le contexte, je récapépette pour les gens qui n’ont pas suivi, et Dieu sait que vous êtes nombreux, moi-même j’ai besoin d’un petit récapépette de temps en temps…

    Alors Yann, c’est l’étudiant en médecine que j’ai rencontré à Montpellier lors de ma formation ESMA. Le gars trop bien, le gars trop mimi, le gars qui arrive à lire dans mes pensées, qui sait que quand je dis noir, c’est vert, et quand je dis rouge, c’est bleu. Bref, il m’a un peu percé à jour. Il m’a notamment surpris avec des remarques très pertinentes sur ma vie et ma personnalité. Yann est détesté de Omar, Yann est détesté de Maxence (oui enfin encore plus maintenant). Et Yann, c’est le gars à qui j’ai dit “désolé de déménager” mon dernier soir sur Montpellier.

    Oui, mais voilà, moi c’est destination Paris, parce qu’un asiat m’a fait une proposition et moi un an plus tard j’arrive comme une fleur. Bref tout va bien, tout ca vous êtes au courant. L’asiat en question me fout un vent royal (on s’y attendait pas du tout) et me voila comme un con dans la capitale. Au delà des problèmes de humhum “colocation”, on va dire que cet épisode me donne déjà moins envie de rester sur place. Soit. En plus si on rajoute l’autre qui s’y met “FABIEN FERME TON ORDINATEUR PORTABLE QUAND TU VAS TE COUCHER SINON LE CHAT VA S’AMUSER A FAIRE SAUTER LES TOUCHES”, bref, papa poule qui me fait la misère, et de l’autre côté le petit Yanounette qui me fait de l’oeil de l’autre côté du massif central, t’as franchement pas envie de rester. Oui, surtout que Yann l’a ce soir relevé avec brio (il a une certaine clairevoyance dans ma vie, j’vous dis tout ça c’est du gachis), en fait il se passe avec Yann, exactement la même histoire qu’avec Alex (Yann qui me sort ça tsé…). Eh si ! La rencontre juste avant un déménagement, la distance, mais pas l’oubli, l’attente, tout est pareil ! Oui mais vu comment ça s’est fini avec l’autre zigoto, fafou il a pas forcément envie de faire la même erreur et là c’est pas un an qu’il va falloir attendre, mais plutôt agir, et vite !

    Comme tout étudiant en prépa médecine, Yanounette passe sa vie dans ses bouquins, sa vie, ses weekends, son réveillon et tout le tralala. Mais Yanounette il donne de son temps avec fafou un peu d’internet le samedi soir, un coup de tel de temps en temps (en fait  à chaque fois que le maniaco-dépressif signe sur moi un E qui veut dire Enfer). Et vazy qu’on s’appelle, que je lui raconte mes salades, “j’en peux plus je veux rentrer et gnagnagna et gnagnagna”. Vu que je suis pas dupe et qu’on est fait pour aller ensemble (ça paraît clair des deux côtés), je lui demande : “tu préfères que je rentre ou que je reste ici ?”. Lui me sort : “Fafou il faut que tu rentres”. Peu après, la goute d’eau a fait débordé le vase au 131 Bvd Ney, assez pour que je ne rentre pas chez Maxime et décide d’aller Gare de Lyon chercher le billet retour de mon aller simple (oui très paradoxal comme expression, j’adore). La suite vous la connaissez, hébergement chez Charly, valises (j’ai oublié pas mal de truc chez Maxime d’ailleurs) et poudre d’escampette.

    On passe notre temps au téléphone comme deux chatons qui roucoulent. En vrac, on a droit à : “C’est la première fois que je me sens aussi bien avec quelqu’un” (classique, hein), “Tu es très connu à Montpellier. (moi : “Ha ????”) “Oui je parle tout le temps de toi à mes amis, ils savent qui est fafou”, on continue avec “Ma mère serait heureuse de te rencontrer” (“Pardon ??????”), et dans le genre gore “Je pense que tu as vraiment un très grande importance pour moi, je t’apprécie beaucoup et d’ailleurs l’autre soir… t’es le premier avec qui… ça m’a pas f ait mal”. Je ne parlerai évidemment pas de l’envoi massif de photos, l’apprentissage par coeur de mon blog biographyque (j’ai une note à faire plus loin si j’oublie vous me le rappelez ? Merci), et évidemment, le dimanche où je suis rentré, le prévisible “j’ai très envie de te voir !”

    Sans argent, sans boulot, sans attache, le problème pour moi était de trouver un endroit où m’établir. Il me faut un endroit dans lequel j’aurais des affinités, et le premier choix, étant donné  toutes ces circonstances, c’était bien Montpellier. Mais ce dimanche soir en question, histoire de pas faire des plans sur la comète plus que je n’en fais déjà, je lui ai posé la question : “Es-tu prêt à t’engager avec quelqu’un ajourd’hui ?”. La réponse sera pour ce vendredi, date qu’on a convenu pour se voir.

     

    Mais moi, vu la tournure des évènements, je pars la fleur au fusil ! Avec Maxence on en rigole, je lui dit “Si jamais il dit non, ce con, je lui jette mon ice-t à la gueule”, Maxence surenchérit : “Nan mais chéri s’il te dit non, JE lui colle mon poing dans sa gueule vu comment c’est l’idylle entre vous !” (Evidemment que vous le voyez arriver le GIGA MEGA TBTC, the retour of TBTC MEGASTAR il nous avait manqué !!!).

    Bref, vendredi, terrasse d’un café à Montpellier, 18€ sur le compte, 40€ de gazoil, 6,40€ de péage (x2, parce y’a le retour…), tout va bien je le vis bien. Maxence est là avec ses potes. Il est 15h, moi j’arrive, dit bonjour et reste un peu avec lui. Le vendredi c’est Maxence et Yann au café de la mer à Montpellier. Mais cherchez pas ils ne se parlent pas d’habitude. C’est chacun son coin. Yann arrive, je le présente à l’asmalah et ensuite on s’isole à l’intérieur pour une giga conversation intime, the pure roucoulement. On se cherche des yeux, il cherche mon genou sous la table, ses doigts s’approchent de mes coudes… Maxence a même cru qu’on s’était embrassé à un moment. Mais moi, je reste de marbre, parce que j’attends une réponse qui mine de rien m’a bien fait stresser toute la semaine !

    Bref on discute, on tourne autour du pot, jusqu’au moment où il a abordé le sujet de la physique anato chépakoi, moment propice pour moi à recaler le débat.

    Et là…

    *PATATRAAAAA*

    Non mais vu mon année de médecine je ne peux pas me permettre d’avoir un copain pour le moment.”

    Pour l’anecdote, le ice t, je l’ai fini d’un coup, et non pas jeté à la gueule,  j’ai repris ma veste, mon sac, et je me suis barré (“Mais… Fabien ?? Tu vas ou ?????” “J’y vais, j’ai assez perdu de temps…”).

    Le reste de l’après-midi aura été consacré à “refaire le match” avec Maxence, comprendre un peu le score final et tout, et finalement, le soir Yann m’appelle, il veut me revoir le soir, il veut s’expliquer. Moi je lui di que s’il n’a rien à dire qui pourrait apporter quelque chose de plus à la solution finale, c’est pas la peine, mais bon, soit, il était mal le pauvre (même Maxence qui le déteste avait pitié de lui quand je l’ai laissé tout seul comme un con dans le café), donc j’ai dit oui.

    Et là, mes amis, là, j’ai eu la plus belle démonstration d’une montpellier-reine. J’en ai joui sur place car pour mon manuscrit (oui il avance bien je vous remercie), je suis coincé juste après la rupture avec Marty, étape ou j’ai commencé à fréquenter le milieu gay. Or, ni dans HumeurDAaron, ni ici EPounet, ni nul part j’ai expliqué convenablement ce qu’était le milieu gay dans une ville, ses codes, ses rites et tout ca. Pourtant pour un lecteur lambda, il faut expliquer comment c’est possible que 2 personnes qui se croisent devant vous rue de la Ré en Avignon, sans même se regarder, sont en fait trop bons amis/potes/plan cul dans les endroits “autorisés”. Il faut dire que je séchais un peu et que cette péripétie va un peu m’aider…

    En l’occurrence pour la démonstration de notre Yannounet international, j’ai passé 2h dans le froid devant mon double expresso à comprendre que :
    * J’étais merveilleux
    * je n’ai aucune responsabilité dans ce gachis (supposé donc que c’est lui, l’entier responsable, par antinomisme)
    * que justement, c’est du gachis
    * que si on avait été en couple, il se serait vite attaché
    * qu’il passe de bons moments avec moi au téléphone
    * que dans son emploi du temps chargé, il ne se connecte le samedi soir que pour me parler
    * que j’ai quelque chose que les autres n’ont pas
    * qu’il me respecte profondément

    Autrement dit, y’a tout, ABSOLUMENT TOUT (j’en ai oublié j’avoue ne pas avoir tout écouté et avoir zappé quelques moments) qui fait qu’il doit dire oui.

    Mais il a dit non.

    Voilà, mesdames messieurs, la montpellier-reine (sur le coup ca ressemble beaucoup plus à de l’avignon-niaise mais ne lançons pas ce débat chers confrères !). Y’a tout qui va dans un sens, et toi, tu prends la décision opposée. J’ai toujours pas compris en fait. Ché pas, ils gagnent des prix pour ca ? Ya quelque chose à gagner pour celui qui raconte son meilleur attrape nigaud ?

    NAN MAIS SI TU PENSES TOUT CE QUE TU DIS? POURQUOI TU DIS PAS OUI BORRRRRRDEL ???”


    Yann m’a certifié les larmes aux yeux peucheure, qu’il ne prenait aucun plaisir à prendre ce genre de décision. Mais moi je me le demande quand même. J’aurai vécu la scène en spectateur, j’aurai éclaté de rire, tellement c’est… marrant. C’est pitoyable même. Je suis sûr qu’il y a un espèce de sadisme enfoui en chacun d’eux, et c’est à celui qui va trouver le plus gros couillon à plumer. Mesdames, Messieurs, si vous faites un diner de cons, je ne connais pas de maquettiste avec allumette, mais j’en ai un de qualité supérieure qui court après des mecs aux 4 coins de la France, et qui se fait avoir à chaque fois et en plus il immortalise les coups foireux qu’il subit dans un blog pourri. Je vous promets, votre diner ne va pas être ennuyeux !

    Alors du coup, vu que sur ma liste de “Prince Charmant”, je viens de barrer le dernier nom, je suis un peu libre comme l’air (et croyez-moi, pour un moment). Alors vous savez, dans les prochains temps, vous saurez si je reste chez papa maman à toucher les allocs (réponse le 10 décembre)/je retente paris/je me casse en Angleterre, parce que même si là-bas, on baise pas des masses, au moins y’a Cécilia/on peut rouler bourré/on rigole bien.

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    J’ai l’impression d’être un extra-terrestre. J’ai vraiment pas l’impression de faire partie de ce monde. J’ai ‘impression d’être le seul au monde comme ca. Je veux dire, c’est moi qui bouge à chaque fois. J’ai jamais rien demandé de transcendant aux mecs. C’est moi qui mache bien le travail quand même. Je déménage, je propose de m’installer dans la ville, je veux dire, le gars, il n’a plus grand chose à faire. Je veux dire, là, il ne restait pas grand chose à faire. Je m’étais déplacé, prêt à m’installer et tout. Et non. Y’en a pas un qui tient la route. Y’en n’a pas un capable de faire le reste quoi. Y’a pas un mec qui tient la route. A Fortiori, y’en a pas un qui serait capable de faire ce que moi je fais. Mais bordel les enfants, JE VOUS PARLE D’AMOUR ! Faut se lancer dans la vie ! Car c’est certain, si moi je n’ai pas le remord de ne pas avoir essayé, je garde le regret que ce ne se soit pas fait…

    Sinon à propos de mon blog (je reviens dessus comme promis), sur l’autoroute du retour, j’étais en train de me dire que c’est les mecs qui m’ont foutu le plus de vents (Alex et Yann pour pas les citer), qui sont les plus accros à mon/mes blogs. Est-ce que quelqu’un serait foutu de m’expliquer pourquoi ? Nan parce que le mec qui n’en a rien à foutre de ma gueule, pourquoi il perd son temps à apprendre ce tissu de connerie par coeur ? Pourquoi Alex m’a dit que quand EPounet était en accès restreint, il se connectait via un ami qui avait l’accès pour le lire ? Nan mais sérieux les gars ? Yann aussi avant de partir, s’est un peu inquiété de son avenir sur mon blog… enfin je vous le dis à tous, en accès restreint, y’a 26 personnes seulement qui y ont accès. Donc c’est pas un blog non plus star quoi.
    Théorie : Mieux me connaître pour mieux me rouler dans la boue/Prendre son pied à voir son prénom écrit ici/pas d’autre hypothèses.

    Moi j’ai juste envie de dire : LACHEZZZZZZZ-MOIIIIIII “BARREZZZZZZ-VOUUUUUUS con de miiiiiimeuh !” (Cité de la Peur powaaa !). J’vais remettre mon accès libre sous peu, mais je vous en supplie CASSSEZZZZ-VOUUUUUUS. Chui sur Alex continue à lire mon blog, mais ché pas quoi y’a aucun intérêt quoi…

    Sauf celui de voir la pitoyabilité de ma vie, mais ça c’est fait exprès, sinon y’aurait pas de quoi écrire une biographie ! :D

     

    [AaronMessiah] à toujours creuser, tombera bien sur un gisement de pétrole/d’or/vestiges archéologiques…

    November 29

    Billet simple oui, mais avec retour

     

     

    “Si tu te tiens debout, avec ton dos contre la porte, ce sera ta faute quand tu seras projeté au sol. Tu as du me chercher des noises une fois, mais je suis un putain de rencunier.
    Le monde est petit, en voilà un cliché, mais le monde est petit, combien de fois j'ai pu dire que tout ce que tu fais te retombera toujours dessus.
    Et si tu ne le sais pas par toi même, eh bien je me sens un peu désolé pour toi, je suis désolé pour toi, oui, les gens que tu gardes autour de toi, eh bien tu apprends d'eux, et ils apprennent de toi.
    Alors garde tes amis à tes côtés et tes ennemis dans la poche. Oui garde tes amis à tes côtés et tes ennemis dans la poche.
    Quand tu commenceras à les perdre un à un, je me rapprocherai. Alors garde tes amis proche de toi et tes ennemis dans la poche...”

     

    Je l’avais promis.

    Je me l’étais promis, et je vous l’avais promis, je vais à Paris, et j’y reste. La vie est tellement mieux là-bas. Du travail à profusion, la ville par excellence, tout m’allait.

     

    Mais l’ironie du sort, c’est dans un TGV que j’avais tapé l’article qui faisait promesse, c’est dans le TGV retour qu’aujourd’hui, sans malhonnêteté, mais avec une certaine pointe de honte, je peux le dire :

    Je rentre à la maison.

    Quel échec, mes enfants, quel échec. Je vous l’avais déjà dit, je n’ai jamais connu l’échec. Je suis allé si loin, j’ai repoussé si loin les limites, j’ai affronté tant de couilles notamment en Angleterre et au French Horn, que cet échec me paraissait totalement inenvisageable, et il paraît aujourd’hui incompréhensible.

    Mais pour me défendre, je dirais juste une chose : on m’a souvent reproché de faire ma petite vie tout seul, cette fois-ci, c’est en sollicitant de l’aide qu’on m’a enfoncé encore plus bas que je ne l’étais.

    Maxime m’a hébergé sur Paris. Sans lui je n’aurais pas pu envisager cet emménagement. C’est exactement comme Cécilia et l’Angleterre. Mais Cécilia, c’est un momument de ma vie. Elle est présente depuis les premières années de mon existence. Même avec la relation à distance qu’on a eu, depuis mon départ de mon village natal, je lui fais une confiance aveugle sur la vie qu’on peut avoir tous les deux. Elle ne m’a jamais déçu.

    Visiblement, si aujourd’hui, profitant que Maxime soit au travail, je suis rentré à l’appart après que Charly m’ait une énième fois hébergé, fait mes clics, fait mes clacs, remis les clés à la gardienne et pris la poudre d’escampette à la juif direction le premier train pour Avignon, c’est que Maxime n’a rien à voir avec Cécilia.

    J’ai l’impression d’être tombé dans un piège. J’ai l’impression de m’être fait avoir. J’avais tellement de projets sur Paris. Mon concours est une chose, mais j’avais aussi ce projet que je vais tenter malgré tout de continuer. J’avais prévu que Maxime m’aide, que je suive ses conseils et que j’utilise ses connaissances en la matière. Mais rien.

    Rien de tout cela.

    Je suis tombé dans le panneau, d’un maniaco-dépressif dominateur sadique.

    Il y a une chose, une chose qui a conditionné toute mon adolescence. C’est une chose qui m’a poussé à partir de la maison si tôt, si loin. C’est une chose que je n’ai jamais évoqué dans aucun blog, parce que c’est un démon que je n’ai jamais eu le courage de coucher sur papier. Cette chose, c’est le rapport que j’ai avec mon père. J’ai néanmoins décidé de l’évoquer dans ce qui va être la plus belle oeuvre de l’année 2009 (si j’y arrive !). J’ai toujours attendu une chose dans mon adolescence : fuir ce tyran, cet impotent, cette éponge à piquette qui me sert de père.

    Et depuis que je suis parti, il a disparu de ma vie. Quand je reviens à la maison, la haine que j’éprouvais pour lui s’est estompée. Ce mec un peu gros, très raleur, qui passe ses week ends à éponger, n’est plus qu’un résident de la maison familiale.

    Voilà, j’étais heureux, j’avais fui le tyranisme.

    Mais je ne savais pas qu’en allant à Paris, j’allai me retrouver dans la même configuration d’oppression que celle vécue à mon adolescence. Ce sentiment d’oppression, c’est comme un mélange de peur perpétuelle, de beaucoup de sang froid pour ne pas craquer, et surtout partir très tôt le matin (en l’occurrence au centre Pompidou pour révisions du concours et écriture) pour ne revenir que le plus tard possible, en trainant la patte.

    Maxime est malade. Il est maniaco-dépressif. Cette maladie a des symptômes bien particuliers. Il s’agit d’une succession d’états : être heureux le matin, et rentrer en jetant tout de rage le soir. Il n’y a pas de raison particulière et “raisonnable” à ces changements d’humeur. C’est horrible à vivre. C’est totalement imprévisible, et très dur pour moi à gérer. Maxime est aussi atteint de troubles obsessionels compulsifs. Il s’agit de la manie de la propreté et du rangement. Là on peut dire que j’en ai bavé. Maxime est aussi victime d’achats compulsif (du genre acheter une Nespresso à 250€ alors qu’on a une Senseo déjà à la maison…). Enfin Maxime a voulu tout de suite instaurer un rapport de domination poussé jusqu’au sadisme avec moi. Là j’ai retrouvé mon père, et quand je n’ai plus eu le choix, j’ai pris le premier billet TGV.

    Un soir je suis rentré du centre Pompidou. j’étais content j’avais bien travaillé, lui aussi était sorti mais était rentré avant moi. En ouvrant la porte tout sourire, je lui demande si ça allait, car je le voyais balancer les choses plus que les poser. Il m’a répondu séchement” NON !!”

    Dans un état d'énervement que je n'avais jamais vu. Je lui demande ce qui se passe, il me répond en me criant dessus : "T'as pas fait la vaisselle !!!"

    La soirée était foutu. j'ai déposé ma sacoche ESMA et hop, toujours en mode "fuite", c'est reparti pour une balade dehors. J'ai dormi chez Charly.

    Il y a aussi eu le coup du "Fabien tu n'as pas donné de croquettes au chat, tu pourrais vérifier de temps en temps quand même !" Suivi du soir suivant "Euh Fabien, y'a trop de croquettes pour Dova là, fais attention quand même !" C'est assez drôle à raconter, mais à le vivre... On sert les dents et on ferme sa gueule.

    Il y a eu le matin du jour ou j'allais commencer à 20h mon travail de nuit. Il était 9h, monsieur repasse dans la cuisine avec une centrale vapeur assez bruyante. 9h. Un peu énervé, je me leve et ferme la porte du salon pour continuer ma nuit. Il arrive dans la pièce, y pose quelque chose ressort en claquant la porte en lachant un "puisque le bruit dérange monsieur..." séchement.  Youpi la journée commence super bien.

    Je m'applique, je fais la vaisselle chaque fois que je salis quelque chose. Mais j'ai quand même droit à des réflexions parce qu’ il ne faut pas laisser la vaisselle sur le séchoir. De plus, "Fabien quand tu fais la vaisselle tu laves l'évier s'il te plait" "Euh j'ai lavé l'évier..." "Non tu ne l'as pas essuyé avec un sopalin..." . Euh bah désolé au temps pour moi…

    Il faut essuyer l'inox des robinetteries de la salle de bain après chaque utilisation pour ne pas laisser de traces d'eau. C'est marrant, chez moi à Avignon il faut essuyer le bac de douche pour qu'il ne reste pas de poches d'eau dans les coins... oui papa, j'ai essuyé...

    J'ai passé mon concours mardi, mercredi soir et jeudi soir je travaillais de nuit. Le jour je dors, en tout cas j'essaie, car Maxime a récupéré le chat de son ex et il ne s'entend pas du tout avec son chat à lui, ce qui promet des grognements toute la journée et la nuit aussi. Impossible à vivre. Enfin pour moi, car lui quand Maxime dort, il dort. C'est moi qui m'occupe toute la nuit (ou jour quand je dors le jour) de séparer les animaux, en enfermer un dans la salle de bain, me reveler 2h plus tard pour le sortir car il miaule et miaule encore, me relever 30min plus tard pour les re-séparer (je suis un peu con, je pensais que ça l'aurais calmé et que j’aurais passé un bon restant de nuit...), et mettre l'autre chat dans la salle de bain... etc, bref un cauchemar... Tout ca pour dire que je n'avais pas spécialement le temps et l'envie de faire le ménage pendant ces 3 jours (aspirer une fois par jour minimum etc). Vendredi matin, après 2 nuits de travail entrecoupées par 4h de sommeil seulement, je rentre à l'appart. Tout est niquel comme à l'habitude, si ce n'est ce mot sur la table :
    "Fabien, je veux bien comprendre que tu sois déprimé mais là c'est un peu le ponpon aujourd'hui ? Le 25 est passé, je ne constate aucun changement voire le contraire... Vaisselle pas rangée, toilettes dégueus... Et absolument rien de fait.
    Je ne sais pas un minimum !!
    J'ai une fois de plus aspiré l'appart ce soir. et je pense nettoyer la salle de bain, je rentre, je suis HS, il est 23h et j'ai encore des choses à faire !!! Donc participe s'il te plait !! A ce soir, Max.
    PS : Parce que être bloqué sur le PC toute la journée commence à me gonfler si rien n'est fait. Les factures ne se payent pas seules et pendant ce temps je bosse.
    Je t'en remercie".

    J'ai pris une douche et je suis allé dormir chez Charly. D'une je voulais dormir, et pas être arbitre pour combat de catch félin, et ensuite car je ne voulais pas être là quand il rentre.

    Le soir, je reçois un sms de sa part : "Tu rentres ou pas ?" Je pensais à un geste de considération pour moi, un peu comme "oups j'ai peut être été un peu fort dans mon mot, mais j'ai envie de te voir ce soir".  Moi : "Non pas ce soir" Lui "J'espère que tu ne vas pas considérer la maison comme un hôtel le minimum étant de prévenir..." Ha ben non, pas de pseudo excuses... j'ai pas répondu.

    30 minutes plus tard, nouveau SMS : "Demain tu seras à la maison ?" Moi : "Oui pourquoi ?" Lui:"Parce qu'il faut qu'on parle et d'urgence. Ce devait être ce soir mais tu as préféré la fuite."

    Tout le même processus que mon père : analysons le dernier SMS, je connais la technique. "Il faut qu'on parle, et d'urgence" : Mettre l'interlocuteur en situation de stress (anxiété pour être précis, étudié pour mon concours, la définition de l'anxiété est "par la présence de conscience chez l'être humain, stress provoqué avant un évènement prévu, par une projection mentale d'une situation possiblement difficile"). "Mais tu as préféré la fuite" : Petite pointe assez irrespectueuse qui met aussi l'interlocuteur en stress. L'émetteur de ce genre de remarque a au préalable réussi à instaurer un climat de domination en sa faveur, et cette position dominante se renforce à chaque petit acte fait comme celui-ci.

    Le problème c'est que moi je suis rodé avec mon père, et j'ai la technique pour me sortir d'un pétrin pareil : la fuite. Je sens que ce soir mon portable va sonner...

     

    Je suis evidemment dégouté de voir comment mon installation sur Paris a échoué en tous points. Le boulot que j'ai trouvé est absolument nul. Je voulais travailler pour Eurostar, pas pour un hôtel, de nuit, et en mi-temps, je ne souhaitais pas un endroit où crécher où je me sens plus en oppression qu'en sécurité, difficile à vivre quand t'es dans une ville que tu ne connais pas, et que tout a changé en un jour, tu aimerais au moins avoir un repère : tes murs à toi, et enfin avec Liahd bouah, on s'est revu, il m'a dit que ce ne sera jamais possible entre nous, mais qu'il a un nouveau boulot qui pourrait lui faire rapporter des centaines de milliers d'euros par an. Mais alors on s'en fout, moi Liahd c'était dans ma tête, déjà mort depuis longtemps...

    Je reviendrais sur Paris. Je suis fait pour y vivre, j'adore les gens là-bas. Mais quand force est de constater que rien ne s'est enclenché valablement (boulot maison amour), il vaut mieux repartir pour mieux revenir. J'y reviendrai quand, mon CFS entier en poche, je travaillerai en tant que steward et que je serais rattaché à Roissy-Charles de Gaulle.

    En attendant tout est foutu. Les fêtes arrivent, mon assurance voiture (550€ pour le 10 janvier), ma formation pratique (800€) aussi. J'ai 130€ sur le compte, je viens par la force des choses, lacher mon travail à Paris, je n'ai pas d'emploi à Avignon et je sais déjà la croix et la bannière pour trouver du boulot en province. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même : j'ai oublié, en venant à Paris, de prévoir un plan B...

    Je ris de voir, que depuis l'Angleterre et le French Horn, quand je crois toucher le fond, en fait, je continue à creuser. A chaque fois que je me dis que y'a pas pire, que  je vais forcément remonter, eh ben non, je coule toujours. Je le sais aujourd’hui, y'a pas pire que ma situation actuelle En plus je rentre chez papa-maman. Mais j'avais dit pareil au French Horn, j'avais même dit que la situation irait mieux quand je serais rentré en France. Bah visiblement :

    Mon cul oui !!

    [AaronMessiah]

    November 15

    Le premier jour du reste de ma vie.

     

    Je suis loin d’être parisien. La prochaine remarque, on s’en est douté : “je me demande si je vais l’être vraiment un jour”.

    StDiz1108 (51)

    Alors en tant que touriste, je vais dans les endroits que je connais. J’écris dans la bibliothèque du centre Pompidou. Je suis là, 2° étage, tout au fond à gauche généralement, avec tantôt mon pc à pianoter une histoire que la plupart d’entre vous ont déja lue sur le net (la mienne, évidemment), tantôt mon énorme classeur ESMA, avec lequel j’étale bien en évidence ma brochure “hôtesse de l’air/steward, brochure d’inscription au stage pratique”, pour que tout le monde autour de moi me voyant réviser de l’anatomie sache à qui il a à faire. C’est débile, j’en conviens tout à fait, mais il faut bien que je sois fier de quelque chose en ce moment, et c’est bien la seule chose qu’il me reste.

    Parce que j’ai même pas été fichu d’être pris à Eurostar. Un rêve s’écroule. E* n’a pas voulu de moi au titre que je suis trop diplômé. Mouhahahahahaha niarf keuf keuf keuf, il y a des choses dans la vie à laquelle on s’accroche peut-être à tord. Malgré ma situation catastrophique à l’époque, j’avais décidé de terminer cette foutue licence de droit à Valenciennes. Je ne voulais pas quitter les bancs de la fac sans rien. Je m’étais accroché malgré l’adversité, la souffrance, et aujourd’hui, on me dit que non seulement elle n’était pas nécessaire, mais en plus, de trop. Si Air France me fait le même coup, il va falloir que je repense profondément à chaque petit point de ma vie. Allez, on garde le sourire, on dira que c’était juste une excuse. Oui parce que quelqu’un qui a une licence de droit, c’est moins risqué à le faire passer la limite de l’espace Schengen tous les jours, non ?

    Alors du coup, j’ai non pas trouvé un mais 2 boulots précaires. Oui monsieur, oui madame, je ne fais pas les choses à moitié. Je suis, de 20h à 8h, la nuit du dimanche et du lundi, réceptioniste de nuit dans 2 hotels d’un groupe, dans le 8° et le 11°, et aussi serveur (à la demande), dans la brasserie de l’Alizée en Gare du Nord. Oui vous savez, c’est cette brasserie qui est juste devant le comptoir d’enregistrement des voyageurs Eurostar. Quand je vais servir les clients (oui car je n’ai encore commencé aucun des deux jobs trouvé), je vais avoir une petite pensée pour ces gens là-bas qui auraient pu être mes collègues de travail. Passons.

    J’ai prévenu Liahd. Je suis à Paris. Il m’a dit que son copain avait lu mon blog, et que cela avait de grandes conséquences. C’est pas spécialement mon problème, mais pour éviter de remettre de l’huile sur le feu je restreint temporairement l’accès (Liahd n’a pas l’accès mais bon il va bien falloir que je lui donne un jour…). L’échange de SMS s’est terminé par un “A Bientôt” de sa part. C’est déjà mieux que le “Adieu” de son dernier commentaire. Le sort s’est Messiahtiquement acharné (eh oui, toujours un brin de messiahtique dans ma vie que veux-tu). Hier je faisais connaissance avec un garçon sur MSN (fort prétentieux (mythomane ?), il disait avoir un 200m² pour lui tout seul dans le Marais, un endroit ou tu payes 900€ tes 30m², à 22 ans, bref on s’en temponne ---[édit il ma demandé 2 fois de suite l'autorisation de mon blog humhum]). Vlà-t-il pas, après environ 30 secondes de conversation, qu’il me dit “tiens ça tourne de potes à potes, je t’envoi cette zick”. Euh ouais d’accord alors j’attends. Je ne vous ments pas, ce qui va se passer je l’ai envisagé l’espace d’une seconde avant le moment ou il allait me proposer le fichier. Le verdict tombe comme un couperet, le titre de la chanson, c’est “I resume my freedom” (je reprends ma liberté), auteur… Sikander… eh oui je me retrouve avec une track de Liahd dans l’ordi, de la part d’un gars qui me l’a envoyé sans aucune raison apparente… Moi je suis toujours un peu parano sur les bords, à croire que certains messages persos MSN ou facebook me sont personnellement destinés (On est tous un peu comme ça non ?, hein ?? dites oui !). Après avoir écouté les paroles en anglais que mon bilinguisme légendaire a su me faire traduire, j’envoie un sms à Liahd pour savoir si c’est pur hasard. Il me répond qu’il n’y est absolument pour rien. Faut pas chercher, c’est du Messiah, ça surprend des fois, mais on s’y fait… Mickael Vendetta a la bogossitude pour lui, moi c’est la messiahtitude que veux tu !

     

    J’adore Paris. Chose rare, j’adore les parisiens. Ils sont chaleureux. Les gays d’ici n’ont rien à voir avec la célèbrissime Avignon-niaise ou Montpellier-reine. Passé le triage préliminaire de ma part, il me reste déjà de très bonnes connaissances, et chose qui ne m’est jamais arrivé dans le Sud, on me propose souvent de sortir. “T’as pas de crédit, t’as pas d’amis” ne marche décidément pas ici. D’ailleurs, il faut que je fasse attention aux dépenses, à force de trop sortir.

     

    Malgré cela, et pour en revenir au début où je dis “je me demande si je vais vraiment être parisien”, il ne faut pas se voiler la face, l’adaptation à, encore une fois, un nouvel environnement, est pour moi difficile. Je me suis attaqué à gros. Je l’ai déjà dit, Paris, c’est le summum, il n’y a rien au dessus. C’est un gros poisson, c’est la jungle et quelquefois, quand, à mon habitude, je médite assis sur un strapontin sur la ligne 4, je me demande si je ne me suis pas attaqué un peu tôt à ce poisson. Je me demande si je n’ai pas été un peu gourmand. Surtout qu’on m’a attrappé le bras, on le retient, on le tire de son côté, vers Montpellier. Mais tu le sais, la situation est compliquée. Oui je suis sans doute mazo, j’aime souffrir à m’imposer des choses compliquées, mais je sens en moi, l’envie de retour au calme, l’envie d’un cessez le feu. Je ne connais pas l’issue de cette situation, elle n’est pas simple à trouver et tu sais qu’elle ne dépend pas totalement de moi, mais je te le promets, on ne va pas se laisser souffrir encore longtemps. Ce sera oui ou ce sera non, mais ce sera bientôt. Le message est passé.

    Il y a, quand même, une chose qui me lie irrémédiablement à Paris. Paris est ma muse. Je n’ai jamais autant eu envie de mener à terme le projet que j’ai depuis tant de mois. J’ai jamais réussi à le faire avancer étant en Angleterre. Je n’en ai pas eu le temps à Montpellier, et je n’en ai jamais eu envie en Avignon, malgré l’ennui. Aujourd’hui c’est le premier jour où j’ai décidé de m’y mettre pour de bon. Certes le début est vraiment succinct et sans intérêt, tout commencera le 15 septembre 2003 comme tout le monde le sait, mais je ne pensais pas arriver aussi loin aussi vite. Il y a de grosses parties que j’aimerai rajouter, j’ai la curieuse impression d’enfanter quelque chose. J’aime cette ville.

    Tant que je n’aurai pas accouché, la question de partir ou pas de Paris ne se posera pas. J’ai parlé dans l’article précédent que : “Ensuite j'ai décidé. Oui, j'ai décidé que quoi qu'il advienne, je resterai attaché à Paris. Même si les premiers temps sont durs, je resterai, je ne bougerai pas. Je ne partirai pas comme je le fais d'habitude”. Je pense que l’on peut caler l’un sur l’autre. Si rien ne change ici, si tout stagne comme au premier jour, je songerai peut-être à partir, si j’ai l’espoir d’avoir une vie meilleure ailleurs. Tu le sais, je ne veux pas avoir le regret de ne rien essayer avec toi à Montpellier, mais je n’ai plus le goût du risque maintenant, et j’ai plus envie de encore tout recommencer.

    Si tout s’arrange alors la question ne se pose pas, je m’installe définitivement.

    Mais je vais caler l’un sur l’autre j’ai dit. Le jour où je poserai le point final sur la raison pour laquelle je suis actuellement à paris, une fois l’accouchement produit, alors, oui, cette question de rester ou pas sera déterminante. Je ne donne pas de date, bien entendu. 

    Je dédicasse cet article à celui qui me manque le plus, à qui je pense tous les jours. Je le dédicasse à celui qui devrait être ici avec moi aujourd’hui, celui qui me comprend le mieux, celui dont je suis sans honte amoureux, celui dont la musique et le ronronnement me manquent particulièrement, celui qui me caresse le dos des heures durant, celui qui me supporte et me soutient… Mais celui qui ne peut pas venir ici, car j’aurai trop peur pour sa santé, j’aurai trop peur qu’on ne le touche, qu’on ne me le vole, qu’on ne lui assigne des coups…

    Surtout en heures de pointe…

    Muchacho.

    StDiz1108 (47)

    [AaronMessiaH]

    October 31

    Dans le TGV à destination de Paris...

    HPIM1613 

    De nouveau dans les transports... A destination de Paris cette fois-ci... Septembre en Angleterre, Octobre à Montpellier, Novembre à Paris, cela devient une rengaine. Certains d'entre vous adorent ma vie. C'est certain, j'ai la belle vie. Je ne suis jamais au même endroit, je suis libre comme l'air.

    Mais derrière les apparences, se cache une souffrance. Ce que vous appelez de la liberté, moi j'appelle cela de l'instabilité.

    Ma formation à l'ESMA s'est très bien passée. J'ai vécu chez David, puis chez Maxence, j'ai rencontré des gens bien, comme Yann, j'ai revu Omar, j'ai revu Pierre. J'ai passé en Octobre l'été que je n'ai pas vécu en Angleterre, j'ai vécu l'espace de 3 semaines dans la peau d'un stewart, les cours rythmés par le décollage d'A320 d'Air France et des avions "moustiques" estampillés "ESMA".

    Mais que voulez-vous dire à ces personnes, avec qui vous pouvez aprofondir la relation, lorsque vous déménagez dans 2 semaines ? C'est ce que j'ai dit à Yann, avant de le quitter, les larmes aux yeux, pour la dernière fois : "Désolé de déménager...". Sinon à coups sûrs, j'aurais pu vivre une belle histoire. Voilà, c'est mon excuse bidon, c'est la phrase rengaine "On s'aime bien, on aurait pu faire un petit bout de chemin ensemble, mais désolé de déménager...".

    Il est quand même bien compliqué, et dur à vivre, le fait de ne plus avoir de logement à soi. Je vis d'hébergement en hébergement, avec cette même impression, celle de vivre aux dépends des gens, aux crochets de leur hospitalité. Et ce n'est pas fini, certes Maxime et moi, nous voulons cette cohabitation, nous en avons besoin pour nos projets respectifs, nous avons besoin de cette présence mutuelle au moment ou nous subissons une solitude certaine, mais le fait est là, ce n'est pas en 2008 que j'aurais vécu un jour...

    Chez moi.

    Et comment, au delà de l'apparence de ma vie aujourd'hui, vive-je cette situation ? Un seul nom commun peut la résumer :

    La solitude.

    Pourquoi ? Parce lorsqu'on qu'on saute de ville en ville, lorsqu'on reste libre, et que sa vie se résume à charger une voiture ou de charger des racks de TGV, pour aller d'un point A à un point B ;
    quand sa vie ne se résume surtout pas à se stabiliser quelque part,  créer des liens, avoir des connaissances, des amis, des intérêt communs dans une ville, dans un lieu, avoir des rendez-vous dans tel ou tel café, recontrer des gens par l'intermédiaire d'autres gens, la situation est simple :

    Il n'y a que du vide.

    Certes je cherche ce qui m'arrive. J'ai décidé de ne finalement pas m'installer à Montpellier. D'ailleurs j'ai menti, je me souviens maintenant. Je n'ai jamais cherché à m'installer à Montpellier. il y a un an, un gars des rues m'a proposé une colocation sur Paris et moi j'ai dit oui. Et même si aujourd'hui les choses sont un peu différentes, je n'ai pas changé d'objectif. Tout le monde le sait, ça, je suis comme ça. Quand je dis quelque chose, je le fais.

    Et ça me perdra.

    Alors aujourd'hui je le dis. J'en ai marre.

    Je veux du changement. Je veux m'installer.

    Pour comprendre le pourquoi de tout cela, il est nécessaire de faire une petite mise au point.

    Je suis nostalgique de Valenciennes, je l'ai toujours plus ou moins été. Je ne parle pas de la vie dans les 2 premières années de Valenciennes. Je parle de la dernière année. Celle qui est pour moi l'age d'or de ma vie. J'avais un logement de rêve. Je connaissais énormément de monde, et j'étais connu sur Valenciennes. quand on parlait de Fabien, dans le Milieu, on savait de qui on parlait. J'avais ma grande bande d'amis, j'avais Mica, j'avais mes sorties et mes histoires. On attachait de l'importance à ma vie et on me proposait souvent de sortir.

    Cela, on ne s'en rend pas compte, mais ça prend du temps. Cela ne vient pas en quelques semaines, en quelques mois. Cette nostalgie du temps passé me pousse à chaque nouvelle vie, à vouloir revivre la même chose...

    Vite, tout de suite.

    Mais je réalise peu à peu, ce n'est pas possible, en tout cas pas de la façon dont je l'imagine.

    Déjà, c'est certain, je ne plais pas de la même façon dans toutes les régions de France. Certes Montpellier n'est pas Avignon, mais cela reste une ville du Sud, avec son désintérêt pour l'autre. Si tu ne m'appelles pas je ne t'appelle pas. Si tu ne me proposes pas de sortir, je ne viendrais pas te demander non plus. Donc il faut redoubler d'effort pour que cette période à la base longue, se termine au plus vite, si tant est qu'il y ait une fin. Et c'est pas en 3 semaines de formation ESMA que c'est gagné.

    Ensuite, je suis comme cela, je veux tout, tout de suite. Je ne sais pas attendre. De même, c'est toujours comme cela, quand une situation me déplait, je change. Cela se traduit généralement par un déménagement.

    Or ce que je me reproche, c'est exactement cela, je ne sais pas attendre, je ne sais pas laisser donner au temps le temps que tout aille mieux. Je n'aime pas cette période de flottement où, à la base d'un déménagement, s'en suit une période assez déprimante ou tu ne connais rien, tu ne connais personne, tu n'as personne pour partager tes salades et tes emmerdes.
    Et cela c'est relativement inconcevable pour moi.

    Alors aujourd'hui j'ai décidé de changer. Je m'en donne les moyens. Déjà, je choisi la ville qu'il faut pour cela. Paris. Habiter Paris restait un vieux rêve pour moi. Je sais que ce n'est le trip de pas grand monde, mais moi c'est mon rêve. Enfin... c'est pas tout à fait un rêve. Disons que c'était plutôt un objectif de longue date, du collège il me semble. Avec Olivier on en parlait. Je me souviens qu'il m'a dit avoir déménagé dans l'Allier pour se rapprocher de Paris. Il n'y a rien de mieux que Paris à mes yeux. C'est une ville digne de ce nom, et vous savez mon addiction profonde pour le béton, le goudron, le métro et la vie. Quelle horreur Montpellier à 22h, où plus rien ne se passe déjà plus dans la rue...
    Ensuite j'ai décidé. Oui, j'ai décidé que quoi qu'il advienne, je resterai attaché à Paris. Même si les premiers temps sont durs, je resterai, je ne bougerai pas. Je ne partirai pas comme je le fais d'habitude. Déjà cela n'a aucun intérêt. Quitter Paris pour une ville moyenne, c'est rétrograder, je verrais vite la différence et je serais forcément déçu. J'ai choisi la première ville, il n'y a rien au dessus. Ou alors il faut changer de pays. J'irais bien vivre à Manhattan, un vieux rêve aussi, mais là je ne m'en sens pas encore la force et l'envie. Pour le moment c'est Paris, et c'est tout.

    Je vous imagine déjà dans quelques mois, quand en direct d'une autre ville, j'écrirai un article sur ce blog et on se rappellera celui-là. J'aurais encore menti, j'aurais déménagé. C'est possible, je ne sais pas encore ce que la vie me réserve. Je ne desespère pas de retourner en Angleterre. Mais j'irai vivre à Londres. Il me faut un anglais parfait, et je pense que la case "England" sera la meilleure solution. Mais quitter Paris pour Londres, ce n'est pas rétrograder. On parle de capitales, et moi je le sais, je suis fait pour vivre dans les capitales.

    Je ne remercierai jamais assez Angel pour l'hébergement sur Montpellier. Il vient d'Amiens,du Nord, me loger lui paraissait beaucoup concevable qu'à certaines personne née dans le Sud je pense. Il m'a vraiment dépanné et je lui en serais longtemps reconnaissant. Je remercie Maxence aussi. On est sorti ensemble, en Avril, quand j'étais venu aux portes ouvertes de l'ESMA. Aujourd'hui on n'est plus ensemble, on ne le sera jamais plus, mais quelque chose nous unit et on reste très attaché l'un à l'autre. Je pense que c'est parce qu'il y a un air de pas terminé dans notre relation. Il n'y a pas eu de clash, de dispute, de véritable rupture qui éloigne les gens une bonne fois pour toute. Peu importe l'origine de cette relation, celle qui nous unit me convient. Je lui rendrai l'ascenseur quand il viendra sur Paris pour passer ses concours.

    Le chemin est encore assez long jusque la fin de l'histoire. Mais cette formation éclaire ESMA, et ce déménagement en sont une preuve tangible : le temps passe très vite et on arrive aux épreuves qu'on se programme plus vite qu'on ne le croit. Dans quelques mois, je serais stewart. Dans quelques mois ce sera la Fin de l'Histoire.

    October 17

    ESMA

     

    HPIM1604

    D'autres photos dans l'album Facebook.