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AaronMessiaH

Mon Acrimonie n'est que le reflet de mon Asocialité.

Aaronmessiah .

Location
June 25

When you go down, when you go down down…

 

 

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Oui, je sais, ça fait une éternité que je n’ai pas mis à jour ce blog. Il ya plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, comme le dit JAG, la Flemme. J’ai vraiment la flemme moi aussi, c’est l’été, il fait beau. Il y a aussi le manque d’inspiration. Ce n’est pas forcément qu’il ne se passe rien dans ma vie mais c’est que je n’ai pas spécialement envie de les raconter. Et quand on relis mes derniers articles, je passe vraiment pour un dépressif chronique, alors j’ai attendu d’aller un peu mieux pour mettre à jour tout cela.

Et quoi de mieux écrire devant sa piscine, en maillot, au soleil ? RIEN !

 

Je ne sais plus ou j’en étais arrêté… Sans doute à un moment où, à la rue, des amis (dignes de ce nom), m’ont tendu la main, m’évitant un retour forcé. J’ai ensuite trouvé une colocation d’urgence à Longperrier, près de Dammartin-En-Goële… Vous aussi, vous trouvez que ca sonne bon la province ? Effectivement, j’ai beau être à 10km de l’aéroport Charles de Gaulle, je n’en reste pas moins à … 3km du département de l’Aisne, Picardie… Le but de départ étant de m’installer sur Paris, c’est assez raté, je m’en éloigne je vais finir par être plus proche de Valenciennes…

J’ai donc, décroché un travail au Relay dans l’aéroport. C’est d’abord un CDD de remplacement de départ en vacances, mais le 13 juillet, un des titulaire s’en va et le patron me garde pour le remplacer. Si ma vie était matérialisée par un homme qui tombe du ciel, récupérer ce boulot c’est comme se rattraper à une branche avant de percuter l sol de l’échec total. Avec difficulté, mon installation sur Paris est maintenant en voie d’être réussie.

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Alors certes, et comme à mon habitude, qui dit urgence dit précarité, et moi dans le genre “précarité du logement”, depuis que j’ai quitté ce que modestement j’appellerai le “C103” à Valenciennes, je n’ai vécu que dans des endroit assez… précaires. Alors évidemment placé aussi proche de l’aéroport (nous l’appellerons Cédégé) dans un petit village fort fleuri et parfait pour ceux qui aiment vivre en franche comté, le problème était l’intérieur. Toufik le locataire qui m’hébergeait me laissait dans un élan de générosité les tâches du ménage (et Dieu sait que je suis quand même quelqu’un qui aime vivre dans la propreté, même si c’est bordelique, tant que c’est propre tout va bien madame la marquise !). Le soucis était aussi que la maison, de conception fort bizarre, n’avait pas de porte, sauf pour la salle de bain et les toilettes. En fait, au rez-de-chaussée, on aura la pièce de vie, 1er étage : salle de bain et sa chambre, et sous les combles, ma chambre. Voilà, un pièce par étage. C’est fort ingénieux, je trouve le concept intéressant, mais uniquement lorsqu’on vit tout seul, parce moi faisant des horaire décalés, c’est un peu compliqué de s’endormir sans rien qui ne coupe le bruit de la télé…

Je suis resté là de la mi-mai au 28 juin.
Cette période fut pauvre en évènement. Le premier mois, je suis resté chez moi sans sortir. Pas d’argent, assez triste du coup qu’on m’a fait, je n’avais envie de ne voir personne. Je me contentais de travailler, et surtout de combattre cette horrible nostalgie qui s’installe depuis mon retour d’Angleterre, nostalgie qui fait que je considère ma période Valenciennes comme l’âge d’or de ma vie… Je vis avec l’étonnant paradoxe de penser que Valenciennes a fait de moi un homme heureux mais y retourner est impossible je sais qu’on se ressuscite pas le passé comme cela, rien ne sera comme avant. De toute façon, avec le temps, tous les souvenirs sont bons, et j’idéalise peut être cette période. Il suffit de relire
www.humeurdaaron.cielblog.com pour voir que nous na pas été rose là-bas.

Relay est un tremplin merveilleux pour devenir stewart. Bon le boulot n’est pas en soi si merveilleux. Bonjour, tu bipes le code barre, ça fera 13€70, merci, bonne journée au revoir. A peu près 300 fois par jour. Cela surtout à démontrer ma motivation à tout faire pour entrer en compagnie, quitte à quitter mon suudeuh natal. Enfin, je me persuade de cela… Car mis à part les sélections EasyJet, que j’ai comme un con raté (Vous ne pouvez pas savoir comme je men veux !), il ne se passe pas grand chose pour moi dans le monde de l’aérien… J’ai beau “brancher” chaque PNC qui vient  à ma caisse (tout l’aéroport doit savoir que le petit jeune caissier au Relay T2F veut faire PNC LOL), je n’ai pas de nouvelles de compagnies, alors que certain de ma promo à l’ESMA commencent à être recrutés…

Le 28 juin, il n’y a plus personne à remplacer. Je me retrouve au chômage technique… Mon patron a peut être une soirée par semaine à me faire travailler… Autant dire rien.

Alors, je me suis organisé mes propres vacances ! Je lui ai demandé de terminer mon CDD et de me prendre en CDI le 13 juillet. Cela me fait grosso-modo 2 semaines. Il se trouve que je change d’appartement, je me rapproche de Paris et ça commence le 12 juillet (l’objet d’un prochain article). Me voilà donc dans le Sud, à taper cet article en face de ma piscine en maillot, ce sans payer de loyer sur Paris, et, fin de CDD oblige, à toucher les assedics pour la période chômée… Franchement, elle n’est pas belle la vie ?

C’est ainsi donc, dans le Sud, prenant soin de Muchacho (FeuVert Bagnols sur Cèze powaaaaa !) et de moi même (Nivea Sun powaaaaa !), j’en profite pour voir tout le monde, et chercher mes derniers cartons laissés dans le Sud.

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Autant en profiter, car, nouveau venu dans le Relay, je ne suis pas prêt à avoir de nouveau des vacances… Et au fait, d’ailleurs, nouvel an 2010, on le fait à Paris ?

 

[AaronMessiaH]

May 04

I’m Taking back my love…

 

Il n’y a qu’une seule explication possible. Je n’en vois pas d’autre. Je ne sais pas si Dieu existe sur terre, si le concept de “destinée” n’est qu’un truc débile pour donner confiance à des imbéciles, mais j’avoue que là, ma vie comme je la vis dépasse très largement les limites de l’entendement. Quelqu’un là-haut rend ma vie invivable, tout cela pour que j’en raconte toujours plus ici. Je ne vois pas d’autre explication.

J’imagine tout ceux avec qui je n’ai plus contact aujourd’hui, tout ceux qui ont connu ce blog, qui ont fait l’objet d’un article qu’on qualifiera d’acrimonique, puis qui ont disparu de la surface de ma misérable existence. Liahd, Yann et d’autres sans doute. Tout autant de gens que je suis convaincu qu’ils passent de temps en temps relever les mises à jour de cet espèce de ramassis de connerie pixelisé. Eh bien pour eux, je vais encore leur donner l’occasion de jubiler quant à la tournure qu’a pris mon séjour à Paris. Riez, mes amis, riez, ce qui suit n’est que pour vous un peu plus de pain béni. A cet article je vous présente votre nouveau camarade.

 

Ouh on sent le bon viel article humeuristique qui sort de bien profond là-dedans.

Alors, comment commencer cet article de manière à comprendre comment une situation telle que je la vis un jour peut être tout à fait différente le lendemain ?

J’ai bien une phrase amorce, mais il va falloir que vous attachiez vos ceintures… C’est bon ?

 

Tout simplement : je vous écris aujourd’hui de chez Maxime, Paris 18°, Maxime, qui m’a hébergé au mois de Novembre.

 

Et là tous autant que nous sommes, on a une seule question : Mais bordel qu’est-ce qui s’est passé ?

 

Je n’ai jamais imaginé qu’on puisse avoir les trippes (car à ce point-là il faut des trippes je pense), de vouloir, et pouvoir surtout, rouler autant les gens dans la merde. C’est pas possible.

Je vivais avec Steven, chez lui et sa soeur, depuis le début. Il s’agissait de savoir si la colocation était possible ici. J’ai eu tout le mois de mai pour y réfléchir. C’est ce que sa soeur m’a proposé à mon arrivée et que j’ai accepté. Puis avec Steven on a commencé à vivre quelque chose ensemble. On vivait une vraie relation de petit couple modèle, je te fais ta popote tu me fais ma lessive, une relation qui nous plaisait.
Puis je suis parti 10 jours, à Arras et Avignon, comme vous le savez, pour rentrer dimanche dernier à Montreuil, avec ma voiture.

Je suis arrivé à Montreuil vers 18h, stationné en bas de la rue, la première chose que j’ai faite c’est appeler Steven.
"T’es ou chouchou?
Dans l’ascenseur.
Tu montes ou tu descends?
Je descends.
Je suis arrivé je suis en bas tu viens ?”

Et il est venu. Une minute trente. Cela faisait dix jours qu’on ne s’était pas vu et tout ce qu’il a trouvé à dire c’est :
”Je ne t’attendais pas si tôt, là je dois te laisser je vais à Paris j’ai oublié mon sac hier chez un ami je dois aller le chercher, je rentre pas tard”.

Effectivement il n’est pas rentré tard. Il rentré avec l’avant dernier bus du soir. Ce n’est pas tard. Ô grand Dieu non ! Tard, c’est le dernier bus. J’aurais dû me douter.

Bref je sors les cartons de la voiture et je l’ai attendu jusque minuit, avec toute la fatigue accumulée, et sachant que le lendemain je devais me leverà 4h pour être à Roissy à 6.

Ce qu’il faut savoir avec Steven, c’est qu’il entretien avec sa soeur une relation fusionnelle, le genre de relation qui vous pousse à vous enfermer 2h dans une pièce de la maison, à 2, à chuchoter son point de vue sur des choses (moi j’appelle ca comploter). Et c’est arrivé plus d’une fois. Impossible de savoir de quoi ils parlaient.

Jeudi dernier, est venu le verdict. Après une réunion colocataire, j’ai été accepté à la maison. La maison appartenant à un ami de leur famille, j’ai été soumis à des règles assez bizarres du genre “pas d’amis à la maison”, “obligation d’accepter que la famille des 2 zigotos puisse venir sans qu’on ne pusse rien dire”, et d’autres choses assez bizarres du genre payer un loyer assez démesuré pour vivre à 2 dans une chambre avec steven, dormir par terre, ne pas avoir d’intimité ni d’endroit pour ouvrir ses cartons. En gros avoir un hébergement, mais payant. Faute de mieux, j’ai accepté, dans la situation dans laquelle je suis, je n’ai pas trop le choix.

Puis le lendemain soir vendredi, vers 19h30, ils sont partis chercher un KFC à 2. Ils en aurait pour 30 minutes, il est au bout de l’avenue. Une demie heure plus tard donc, ils sont revenus. Il était donc 23h.
Mais bon Dieu comment c’est possible de partir si proche si longtemps ? J’étais très inquiet et j’ai tenté de joindre Steven sur son portable des milliers de fois. Portable éteint. Autant dire que quand il est rentré, il s’est pris toute mon angoisse sur le coin de l’oeil. Il m’a bredouillé qu’ils s’étaient trompé de bus.

Ce fut l’occasion ensuite de discuter tranquillement avec Steven, à propos de tout ce qui n’allait pas : on ne peut jamais lui faire confiance, quand il dit qu’il rentre tot, il rentre tard, des fois il ne rentre même pas, quand on fait un ciné, ca se transforme en ciné-restau-on dort chez un pote car ya plus de métro etc. Je lui ai expliqué mon point de vue calmement…

… Jusqu’au moment où sa soeur qui n’a du tout suivi la conversation (normelement), m’a interpelé pour que je discute avec elle. Je lui ai dit que je n’avais pas fini de discuter avec Steven et que j’arriverai plus tard. Mais comme sa soeur est une grosse vieille fille de 27 ans à tendance tyranique, elle est revenue 10 minutes plus tard en interpelant Steven, loque de base, qui s’exécute promptement.

Après une heure de discution (chuchotement dans pièce close à 2, je vous le rappelle), il revient, l’air sonné.

J’ai 2 semaines pour trouver une autre colocation et me barrer.

Je suis sous le choc. Je ne peux absolument pas expliquer un tel retournement de situation.

Une heure plus tard, sa soeur, dans le genre j’assoie ma tyranie par ton humiliation, insiste pour me parler.
”Je vous ai demandé plusieurs fois si vous étiez ensemble, vous m’avez dit que non (c’était la version officielle), or je vois dans tes yeux fabien que tu tiens à Steven, lui non, il m’a dit qu’il n’était pas amoureux de toi (encore heureux), alors moi je décide, puisque après un mois vous n’êtes pas amoureux, tu pars.”

Le reste de la conversation a très mal tourné, jusqu’à ce qu’à un moment elle sorte “il part demain ou j’appelle les flics”. Il n’y a pas à tortiller, c’est ma dernière nuit ici je ne peux pas rester les 2 semaines.

 

Il y a deux explications possibles à cette situation.

Soit la soeur de Steven est vraiment aussi tyranique que je le pense. Elle peut donc se permettre de s’immisser dans les relations sentimentales de son frère et décider pour lui de ce qui est bon pour lui ou pas. Vu la loque mentale qu’est steven, c’est fort possible. Elle a décidé que je n’étais pas le gendre idéal et sait très bien que vu nos horaires de travail à Steven et à Moi, une relation n’est pas concevable si on ne vit pas ensemble, on ne se verrait jamais.

Soit, encore plus probable, tout s’est passé dans leurs innombrables complotages, dont celui qui les a poussé à transformer une demie heure de KFC en 3h30 de bavardages (ils n’ont même pas ramené de KFC à la maison !) et Steven a tout simplement demandé à sa soeur  d’être la méchante et de me mettre à la porte. Machiavélique à souhait… Je ne suis pas une souris et je n’ai eu accès à ce qu’ils complotaient que par bribes, quand je tendais fort l’oreille contre le mur. Mais cela explique tout aussi bien la distance qu’il a mis depuis que je suis parti 10 jours à Arras et Avignon que son manque d’énergie à me défendre lors de la dispute. Loque jusqu’au bout, jusqu’à ne pas prendre ses responsabilités en m’annonçant qu’il vaudrait mieux que je trouve ailleurs.

Quoi qu’il en soit, dans l’un ou l’autre des cas. Je me retrouve dehors, avec cette horrible envie de vomir. Le pire, c’est que la veille, j’ai accepté leur promesse de colocation. C’est incompréhensible.

Le lendemain, samedi, je tente par tous les moyens de trouver une solution. Jean-Victor aurait dû m’héberger depuis le début, mais ce week-end de premier mai, il est en Tunisie. C’était mon plan B, il n’y en a pas d’autre.

Je repense au passé. Je prend mon portable, j’ai un sms à envoyer. Destinataire : Maxime. Contenu : “Et tu vois, l’ironie du sort, c’est que aujourd’hui, je me retrouve mis à la porte du logement que j’avais trouvé à Montreuil… c’est à se demander si ce n’est pas moi, le problème dans tout cela…”

Il y a des amitiés qui survivent à tout et d’autres non.

Maxime m’appelle : “Je finis à 15h, rendez-vous à 15h30 à la maison, tu sais ou tu dors ce soir”.

Il était encore tôt en ce samedi matin, et j’avais du temps devant moi. J’ai rassemblé mes affaires dans la chambre, prêt à être chargé. J’ai tout laissé là, et je suis parti sur Paris. J’ai vu Charly, l’ami qui m’a présenté Steven d’ailleurs. On a discuté puis j’ai vu Maxime. J’ai fondu en larme sur leurs épaules. Comment c’est possible de mettre autant les gens dans la merde ? C’est pas compliqué, quand on est capable de n’avoir aucun scrupule à faire attendre les gens tard le soir malgrè qu’ils commencent tôt le lendemain, on peut sans scrupule agir de la sorte.

Le lendemain, je suis revenu à l’appartement à 13h. Tout le monde dormait, ou du moins faisait semblant, histoire d’éviter les problèmes. J’ai chargé Muchacho de mes cartons. Steven dormait malgrè que j’étais en train de déménager dans sa chambre (quand même !). Il s’est réveillé à la toute fin, quand j’étais en train de vérifier ne rien avoir oublié dans le lit. Il n’a rien dit, il ma juste regardé. Je suis parti. Dur de penser qu’il est aussi ictime de sa soeur dansl’histoire, car depuis que je suis parti, je n’ai aucune nouvelle de lui…

Muchacho dort, chargé de toute ma vie matérielle, dans une rue d’une cité de Montreuil depuis. Je ne peux pas la faire venir sur Paris, il n’y a pas de stationnement pour lui. Autant vous dire que je ne suis pas rassuré. Je passe le week end chez Maxime dans le 18°,  pars chercher ma voiture pour aller à Roissy demain, et reviens à Vincennes chez Jean-Victor ensuite pour pouvoir être à Roissy à 6h le lendemain et garer ma voiture chez lui.

Je n’ai pas un rond, pas de logement, un CDD de un mois, je suis à Paris.

Moi je dis, Paris, quand ca ne veut pas, ca ne veut pas.

A bientôt Avignon.

 

[AaronMessiaH]

April 24

“Prend gare de lyon ne te trompe pas de voie…”

 

Avouez que laisser autant de temps sans nouvelles après un article qui parle de mon suicide peut faire peur. D’ailleurs, je remercie tout ceux qui sont venus m’en parler.

Je ne sais pas, pour moi, TGV doit rimer avec EPounet. Ici, je suis dans celui qui me ramène à Paris, où je vis aujourd’hui. Mais il n’est pas au départ d’Avignon comme on aurait pu le croire… Je quitte Arras, où j’ai passé 4 jours magnifiques avec Cédric, un vieil ex du temp où j’étais à Valenciennes, et dont j’ai évoqué maintes fois l’existence dans mes blogs.

Il va être un peu long et compliqué d’expliquer comment je me retrouve aujourd’hui dans ce TGV, la faute au temps que j’ai laissé couler entre ces 2 articles. Je n’aurais pas assez des 50 minutes de trajet pour tout expliquer, je continuerai sans doute après demain, dans le TGV qui me conduira en Avignon pour quelques jours.

J’avoue, j’ai cédé, j’ai repris un style de vie que j’avais plus ou moins perdu.

Le 28 mars dernier, après avoir réussi à remonter la pente du gouffre financier atteint en décembre suite à ma fuite de Paris, je me devais de retenter ma chance dans la Ville Lumière. Fafou est plutôt dans le genre têtu, quand il a une idée en tête il ne l’a pas ailleurs…

Il serait bête de ne pas apprendre des erreurs du passé, et là, je m’y suis pris radicalement différemment.

Tout d’abord, je n’ai pas pris de billet retour, mais c’était tout comme. Cette fois-ci, mon séjour serait à durée déterminée, avec un hébergement de 2 semaines maxi.
Ensuite, je n’ai pas mis mes oeufs dans le même panier. Grâce aux rencontres que j’ai faites sur Paris en novembre, j’ai eu plusieurs propositions d’hébergement. Si cela commençait à sentir le roussi chez l’un, je pouvais à tout moment partir chez l’autre. J’avoue avoir vraiment apprécié une telle démarche d’hospitalité, la main tendue à un mec qui veut réaliser ses rêves.

Ch’est Charly qui devait m’héberger, mais finalement un ami à lui, Steven, disposant d’un plus grand appartement à Montreuil, m’a hébergé dès le premier jour.

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J’avais 2 semaines pour trouver du boulot. J’ai postulé partout : bus d’excursions touristiques, péniches sur la Seine, sites touristiques en tout genre. Chaque lettre de motivation, écrite à la main, de ma plus belle écriture, un boulot monstre.

Pour aucune réponse évidemment.

Steven et ses colocataires se sont entendus pour me garder à titre gratuit jusqu’au 1er mai.Cela me donnait facilement un mois pour trouver du travail.

A la mi-Avril, armé de mes CV et lettres de motivation préfaites, j’ai fait mon petit tour à l’aéroport Charles de Gaulle. On ne va pas parler du sentiment horrible que l’on ressent lorsqu’on passe dans le Terminal 2E et 2F et qu’on voit tous ces stewarts et hôtesses de l’air AF qui se baladent, alors que ce rêve m’est encore inacessible. Je voulais travailler à CDG juste pour travailler dans un aéroport. Restaurants, Relay, magasins en tout genre, j’ai postulé partout.

Mais ici s’arrête mon conte, car déjà mon TGV arrive à Paris.

 

***

 

Ouh réveil difficile à 3h45 pour aller à Gare de Lyon. En plus j’ai failli me faire tirer mon PC portable, j’adore… Bref je continue mon histoire.

 

Je vis donc chez Steven, à Montreuil, au dernier étage d’une grande tour avec sa soeur Salvina et un ami à elle, Medhi, de Marseille, qui souhaite devenir stewart lui aussi. Nous somms 4 pour un 3 chambres, je dors donc avec Steven. Entre nous s’est installé une drôle de relation au fil des semaines. On est devenu un vrai couple en ménage sans en être un. Je le refuse. On ne peut pas sortir avec son colocataire. Une issue tragique à cette relation entrainerait la fin d’une colocation, et même si j’ai des plans B, cet échec serait regrettable.
On dort ensemble, je lui fais son linge, il me fait sa popote, on s’engueule des fois, tout va bien.

Je ne pensais pas qu’il fallait attendre autant de temps pour obtenir des réponses de la part d’employeurs. Mais à force de perséverance, j’ai réussi à avoir du travail sur Paris. Et comme toujours dans ces cas là, on a plusieurs réponses le même jour. Affolant.

 

J’ai été contacté par 2 entreprises. La première est un Relay situé au Hall Arrivées du Terminal 2F de Roissy CDG. Il s’agit d’un CDD de 1 mois (mai), pouvant se transformer en CDI au 1er juillet (pas de travail en juin). Un peu précaire et incertain, mais situé à CDG. L’autres est un CDD de ( mois d’agent d’acceuil dans une entreprise de péniches sur la Seine. J’ai eu un entretien pour les deux. Après une réflexion cornélienne, j’ai fait mon choix, et j’ai pris un risque.

J’ai pris le CDD de un mois avec possibilité de CDI, à Relay, à Roissy.

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Après un jour d’essai, je me suis rendu compte que la voiture était nécessaire pour aller à Roissy, car les 1h30 de transport RATP auraient ma peau à la longue… C’est pourquoi je rentre sur avignon. Je reviens en voiture…

 

En information de dernière minute, je signalerai ce mail reçu hier en rentrant de mon 1er jour de boulot. il était de la part du service recrutement EasyJet.

Je vais passer mes premières sélections pour une compagnie aérienne à Roissy le mardi 23 (donc nouvel article dans quelques jours les enfants !), juste à la suite d’un épuisant périple m’ayant conduit à Arras et Avignon, périple que je ne vous ai pas encore conté. Les mois passent, et on se rapproche à grands pas de la Fin de l’Histoire.

 

C’est fou, lorsqu’on est à Paris, on a l’impression de n’être loin de nul part. Le Nord, Avignon, c’est la porte d’à côté.

HPIM1993

Cédric ma retrouvé il y a peu. Cédric, c’est mon ex du temps où j’étais à Valenciennes, celui d’Arras, rencontré en 2006. J’ai souvent parlé de lui sur HDA et un article biographyque lui est consacré. On s’était perdu de vue depuis un moment, bien avant l’Angleterre.

Mes enfants, quelle joie de la retrouver ! Il a 19 ans maintenant. Il n’a pas tant changé que cela, même si en 3 ans tant de choses se sont passées. On a discuté et on s’est remémoré le bon vieux temps, et puis comme la fois juste avant de quitter Valenciennes, on s’est revu.

 

Cédric m’a invité à passer quelques jours chez lui et j’y suis allé du samedi 18 au mardi 21 avril. C’est étrange, je n’aurais jamais imaginé un jour venir chez lui. il était si mystérieux, il ne voulait pas me dire ou il habitait exactement, il cachait son nom de famille… Aujourd’hui, je l’ai même en ami sur Facebook… Les temps changent…

 

J’ai passé 4 jours merveilleux avec lui, et ce séjour annonce en grandes pompes un retour futur dans le Nord. On s’est rappelé le bon vieux temps. Julien, évidemment, celui conter qui j’ai porté plainte à Valenciennes, et que d’ailleurs j’ai croisé au Queen à Paris le dimanche de mon arrivée… Marty aussi, qui d’après divers témoignages, semble avoir pris 20kg de plus et sombré dans une dépression post “quart d’heure de gloire due à une beaugossité perdue”. La roue tourne que veux-tu..

Après un au revoir mais plus un adieu, j’ai continué mon périple dans “10 jours de la mort”, le lendemain, mercredi 22, avec mon premier jour à Roissy. Rendez-vous à 8h, donc levé à 5h, j’avoue ne pas avoir été très frais. J’y retourne le lundi, avec la voiture cette fois-ci, transformant 1h30 de RER en 30 minutes d’autoroute. En prime Muchacho va avoir un badge pour accéder au parking Personnel de Roissy. Muchacho devient grand et obtient des diplômes !

C’est pourquoi ce matin je me suis levé si tôt (le seul train pas cher étant à 6h15…). Le week end va être chargé en sorties, surtout que dimanche je repars en voiture affronter ma pire crainte : conduire en IDF. Lundi, levé à 4h pour commencer Relay à 6h, et mardi sélections EasyJet à Roissy. il semble bien que j’ai repris un rythme de vie effreiné, et que cette période de 6 mois en “ ---“ passe maintenant du côté positif sur ma théorie des + et des –.

 

 

J’ai la facheuse habitude de sous-estimer le pouvoir d’omniscience que possèdent les gens que je connais à propos de ma vie.

Dans la la semaine même où je suis arrivé, j’ai eu des nouvelles de 2 personnes : Maxime, et Liahd.

L’échange avec Liahd fut bref avec un “Qu’est-ce que tu fous à Paris ???” lancé par dial sur Gaypax.com. Cela sous-entend que d’une, il savait que j’étais parti et de 2, que j’étais revenu. Il faut absolument que je perde cette naïveté de croire que les gens dont je n’ai plus de nouvelles n’ont plus de nouvelles de moi. A la suite du dialogue, il m’a proposé qu’on se revoit un jeudi, puis la veille a annulé, disant qu’il me recontacterait. Après un long silence je l’ai relancé, je n’ai pas eu de réponse.

 

Maxime m’a aussi recontacté, par sms. Il savait que j’étais à Paris et il a proposé qu’on se revoit. Avec lui ce fut chose faite, une rencontre que j’ai beaucoup appréciée. Nous avons beaucoup discuté sur ce qu’il sétait passé uen novembre quand je vivais chez lui.
J’ai été heureux de voir qu’il semblait mieux aller. A tête reposée et le temps aidant, on a tout les 2 appris de cette expérience. On ne revivra jamais ensemble, mais on peut recommencer à se fréquenter. Je lui ai promis de le revoir avant que je ne quitte Paris. on se reverra, même si je ne quitte pas Paris.

 

Il est tant pour moi de profiter de la suite du voyage pour dormir un peu, luxe dont j’ai eu rarement la chance d’avoir ces derniers temps. Même si j’ai dû m’y reprendre à 2 fois, il me semble avoir réussi un rêve,

 

M’installer à Paris.

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[AaronMessiaH]

March 22

L’impossible interrogation

 

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Il est une interrogation un peu stupide, mais quelque peu importante, qui me suit depuis quelques temps. Les interrogations stupides, ça, c’est mon truc. J’ai dû être le seul à compter le nombre de secondes qu’un feu reste vert, puis rouge, juste pour savoir lequel dure plus longtemps. J’ai dû être le seul à me demander comment on a découvert que des blancs d’oeufs purs fouetté pendant des minutes entières à la force des bras donnait une mousse qui s’appelle neige. J’en ai des dizaines d’autres comme cela.

Mais cette interrogation, beaucoup moins légère turlupine mon amour propre et l’image que je renvoie aux autres. Et cette interrogation, que je peux retourner, hélas dans tous les sens, n’a pas de solution. Enfin, elle en aura une pour vous, peut être, mais pour moi, elle n’en a pas et n’en aura jamais.

Cet article traite des relations avec nos amis, nos proches. Que sont-ils réellement pour nous ? On dit que c’est dans l’adversité qu’on voit vraiment qui sont nos amis. La plus belle preuve d’amitié, la plus belle reconnaissance de ce statut vient avec un évènement qui signe le point absolu de l’adversité.

 

La mort.

 

Toujours dans mon usine agroalimentaire, tantôt à mettre des barquettes vides sur une chaine, tantôt les remplir, tantôt les empiler sur des chariots, je tue cet effroyable temps perdu dans mes pensées, à m’imaginer des scénarii (comme toujours), et la scène que je crée dans ma tête ces derniers jours mérite vraiment une attention particulière, et sa place en article.

Je ne suis pas tout le temps proche de tout le monde en même temps, c’est fluctuant suivant mes occupations, ma position géographique, mes besoins. Des fois je suis un peu plus éloigné de vous, des fois je vous vois plusieurs fois par semaine. On ne peut pas juger de la profondeur d’une relation de cette façon. Il n’y a, pour moi, qu’un seul moment où je pourrais juger (ou pas, puisque je le répète il me sera impossible d’y assister) de la sincérité et de la profondeur des relations que j’ai avec les personnes que j’aime.

Prenons le pire des scenarii. Ma mort sera brusque, brutale, sans préavis. Deux cas se présentent. Il y aura l’accident. Mais je n’aime pas cette hypothèse, elle n’est pas assez révélatrice de choses. C’est une mort trop belle, et mes amis s’en sortiraient trop bien. Non, prenons plus grave, prenons une mort où chaque proche peut se dire avoir eu un rôle, sa contribution. Prenons le suicide. A coup sûr il déclenchera chez l’ami cette affreuse affirmation : j’aurais peut-être dû l’écouter, le soutenir, l’aider, j’aurais peut être dû m’occuper de lui… C’est bien le suicide, cela met les gens face à leurs remords. Je ne suis pas adepte du suicide, et j’estime que si je l’étais, certains évènements dans ma vie m’auraient déjà fait passer à l’acte. Il n’y a qu’une hypothèse pour laquelle je me suiciderai bien. Il suffit que j’apprenne que je sois contaminé par le virus du SIDA. Affronter le regard des gens à qui on l’a soi-même transmis, vivre avec la peur perpétuelle d’infecter quelqu’un d’autre, être handicapé tant moralement que physiquement par cette maladie, tous ces facteurs me permettront de ne pas attendre trop longtemps avant de passer à l’acte.

Mais je sais déjà comment je ferais. Il y a toutes sortes de façon de mourir, mais il y a bien une chose dont je manque pour cela : le courage. Avaler des pillules ? Le temps d’incubation me ferait flipper plus qu’autre chose. Sauter d’un pont ? Je ne serais pas capable d’affronter ma conscience pendant les longues secondes de ma chute.
J’ai bien mieux. Je serais au volant de Muchacho. Parce qu’assurément si je péris, il périra avec moi. Je ferais cela dans mon village Gardois, à M**tf*****. Je ferais cela sans réfléchir. J’emprunterai la route qui mène à S**** G***** de C****** comme si de rien n’était et je m’arrêterai au passage à niveaux à hauteur du centre de contrôle technique automobile. Bien trop lache pour voir arriver le train d’en face, je placerai Muchacho dans le sens de la marche du train, de façon à ce que moi, je ne le voye arriver que dans les rétroviseurs. Il faudrait que les barrières se déclenchent vite sous peine de renoncer, l’attente jouant sur ma détermination. Enfin un train arrivera, en espérant de tout coeur qu’il viendra dans le sens voulu, pas sur l’autre voie. Je le regarderai arriver dans les rétros, pas de face. Je veux être tapé par l’arrière. Si le coup du lapin ne me tue pas sur place, le vol planné et les tonneaux que fera Muchacho achèvera une existence qu’on nommera décadente.

HPIM1975

Et c’est là que la solution à mon problème viendra, mais je ne sera plus là pour en profiter !

Laissons la famille de côté. C’est Loïc qui sera le plus secoué par la nouvelle. Nos relations depuis le primaire, le fait qu’il vive si proche de ce foutu passage à niveaux auront raison de sa faculté à garder la tête haute. Qui sait, l’ironie du sort sera qu’il l’emprunte, lui aussi, peu après la catastrophe et qu’il devine que cette caisse de métal entourée de pompiers était en fait la Fiat Punto Bleue de son meilleur ami. Il sera effondré.
Mon interrogation n’a de sens que si la nouvelle se propage vite, evidemment. Alors… disons que Facebook va nous aider. Loïc postera un long, long message sur mon wall, qui sera à la fois un vibrant hommage et aussi un moyen de prévenir tout le monde. Les messages se succèderont. A coup de mails, de coups de téléphone tout le monde se passera la nouvelle, ce qui sera “la nouvelle de la journée”.

Et là, dans mon usine agroalimentaire de merde, mes barquettes à la main, je vous ai tous passés en revue. J’ai pris compte de nos affinités, de la distance jusque mon village, son cimetière. Et là, les mêmes questions pour chacun : Viendra ou viendra pas ? Pleurera ou pleurera pas ? Et plus généralement : Du monde ou petit comité ? Enterrement d’artiste ou fosse commune ?

Toujours les mêmes questions. Est-ce que lui viendrait ? Lui habite loin, notre amitié n’a pas été assez profonde pour qu’il se déplace pour cela. Lui ne pourra pas venir, il a une sortie entre amis/ à la villa rouge/n’a pas envie de se taper des kilomètres. Je pense que cette étape finale dans la vie d’un homme, reflète parfaitement la profondeur des liens qu’il peut tisser avec les gens tout au long de sa vie. Je me souviens l’enterrement de ma grand-mère maternelle, 10 ans qu’elle n’était pas sortie de chez elle, refusant tout contact avec l’extérieur. Il y a eu pourtant tant de monde à l'église de Bettancourt-la-Ferrée que des gens ont suivi la messe de dehors. On ne sait pas vraiment ou on en est avec ses amis. Mais cette étape, symbole du dernier hommage, de l’adieu qu’on peut faire à une personne, en dit long sur les relations.

Si je pouvais assister à mes propres obsèques (ce qui reste, vous l’avez compris, un rêve, pire, un fantasme irréalisable), je pense que je serais surpris. Je serais surpris en bien ou en mal, du nombre total de “participants”, et je serais surpris surtout de constater l’absence de personnes pourtant si proches de moi, et au contraire la venue d’autres qui ne sont restées que lointaines, au court de ma vie.

 

Si à la lecture de cette article, vous êtes inquiets pour moi, soyez rassurés. Je n’ai pas trouvé de solution à cette interrogation. Cela m’exaspère, et tant que je ne saurais pas comment avoir le fin-mot de l’histoire, je ne tente rien.

 

[AaronMessiaH] Ceci dit, on peut aussi avoir l’interrogation de savoir qui nous rendra visite à l’hôpital si on est gravement blessé… Viendra ou viendra pas ?

CFS OK

CFSOK

[AaronMessiaH] Chapitre de la Fin de l’Histoire maintenant clos.